‹ Lettres choisiesChapitre 345 sur 456 · Acte U, 8 IV · texte numérisé non relu

Acte U, 8 IV

me plaindre du burin. Je remercie le peintre * et je pardonne au graveur.

On prétend que vous avez des affaires et des procès ; qui terre n'a pas souvent a guerre, à plus forte raison qui terre a.

Di tibi formam,

Di tibi divitias dederunt, artemque fruendi 2.

Ajoutez-y surtout la santé, et ayez la bonté de m'en dire des nouvelles quand vous n'aurez rien à faire. L'absence ne m'empêchera jamais de m'intéresser à votre bien-être et à vos plaisirs. Si vous êtes dans le tourbillon, vous me négligerez; si vous en êtes dehors, vous vous souviendrez, monsieur, d'un des plus vrais amis que vous ayez. Vous l'avez dit dans vos vers*, et je ne vous démentirai jamais.

LETTRE CLXVII. — A IH^^ Lfc MARQUISE ou DEFFAND*,

19 février 1766.

11 y a un mois, madame, que j'ai envie de vous écrire tous les jours ; mais je me suis plongé dans la métaphysique ]a plus triste et la plus épineuse, et j'ai vu que je n'étais pas digne de vous écrire.

Vous me mandâtes, par votre dernière lettre, que nous étions assez d'accord tous deux sur ce qui n'est pas ^ ; je me suis mis à rechercher ce qui est. C'est une terrible besogne ; mais la curiosité est la maladie de l'esprit humain. J'ai du moins la consolation de voir quêtons les

i. Le chevalier de Boufflers.

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