‹ Lettres choisiesChapitre 358 sur 456 · Pellisson. \. page 115, note · texte numérisé non relu

Pellisson. \. page 115, note

2. L'observation de Voltaire estjuste sur l'emploi abusif d'un terme familier qui n'appartient pas au style littéraire et soutenu et qui n'y doit pas entrer; mais l'explication étymologique qui suit nous semble inexacte. En-ement ne vient pas à' arrhes ou à'erres, mots dont le sens e.-t très diCTérent ; il dérive de l'ancien verbe errer, voyager, qui venait lui-même du bas-lalin iterare,ïtinerare, ayant le même sens.

De là, le substantif erre, allure, d'où l'on a fait errement, qui signifie

marche habituelle, procédé que l'on suit, et qui, dans sa signiûcatioa propre et primitive, est un terme de pratique, un mot de procureur, comme dit Voltaire. — Dans l'expression chevalier errant, le participe vient de ce rnéme ancien verbe errer, voyager, [itinerare) et non du mot plus nouveau, errer, se tromper {errare) :

l'expression est synonyme de « chevalier voyageant » (pour redresser les torts).

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