Pellisson. \. page 115, note
2. L'observation de Voltaire estjuste sur l'emploi abusif d'un terme familier qui n'appartient pas au style littéraire et soutenu et qui n'y doit pas entrer; mais l'explication étymologique qui suit nous semble inexacte. En-ement ne vient pas à' arrhes ou à'erres, mots dont le sens e.-t très diCTérent ; il dérive de l'ancien verbe errer, voyager, qui venait lui-même du bas-lalin iterare,ïtinerare, ayant le même sens.
De là, le substantif erre, allure, d'où l'on a fait errement, qui signifie
marche habituelle, procédé que l'on suit, et qui, dans sa signiûcatioa propre et primitive, est un terme de pratique, un mot de procureur, comme dit Voltaire. — Dans l'expression chevalier errant, le participe vient de ce rnéme ancien verbe errer, voyager, [itinerare) et non du mot plus nouveau, errer, se tromper {errare) :
l'expression est synonyme de « chevalier voyageant » (pour redresser les torts).