Proserpine est de
S'il n'avait pas été rempli de la lecture du Tasse % il n'aurait pas fait son admirable opéra d'Arm?We. Une mauvaise traduction ne l'aurait pas inspiré.
Tout ce qui n'est pas, dans cette pièce, air détaché, composé sur les canevas du musicien , doit être regardé comme une tragédie excellente. Ce ne sont pas là de
... Ces lieux communs de morale lubrique Que LuUi réchauffa des sons de sa musique*.
On commence à savoir que Quinault valait mieux que Lulli. Un jeune homme d'un rare mérite % déjà célèbre par le prix qu'il a remporté à notre Académie, et par une tragédie * qui a mérité un grand succès, a osé s'exprimer ainsi en parlant de Quinault et de Lulli :
Aux dépens du poète on n'entend plus vanter De ces airs languissants la triste psalmodie^ Que réchauffa Quinault du feu de son génie*.
Je ne suis pas entièrement de son avis. Le récitatif de Lulli me paraît très bon, mais les scènes de Quinault encore meilleures.
Je viens à une autre anecdote. Vous dites que « les étrangers ont peine à distinguer quand la consonne finale a besoin ou non d'être accompagnée d'un e muet, » et vous citez les vers du philosophe de Sans-Souci^ :
La nuit, compagne du repos, De son crêf couvrant la lumière, Avait jeté sur ma paupière Les plus léthargiques pavots.
1. V. page 49, note 1. — VArmidc, de Quinault, est de 1686. On sait que la magicienne Armide, maitresse de Renaud, est un personnage créé par le Tasse dans la Jérusalem délivrée.