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A. II, s. IV

4. Observation d'une justesse très contestable. Le français primitif s'est formé du latin parlé, et non du latin écrit : or, dans la prononciation du latin, l'accent tonique, qui élevait la vùix sur certaines syllabes, était prédo-

minant. Les syllabes qui ont disparu ou qui se sont contractées, dans la transformation du mot latin en mot français, sont précisément celles qui ne se prononçaient pis, ou qui se prononçaient très peu en latin. Celles qui ont subsisté et qui ont formé le corps et l'essentiel des mots français sontcelies qui étaient marquées de l'accent tonique en latin. La prédominance de l'accent tonique dans une langue est un principe d'harmonie et non point une preuve de la dureté de la prononciation. — V. notre Histoire de la langue et de la littérature françaises au moyp.n âge, t. 1", p. 72-80.

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