‹ Lettres choisiesChapitre 384 sur 456 · Le père de Marie Corneille. — V. page 293, note · texte numérisé non relu

Le père de Marie Corneille. — V. page 293, note

nous avions quelque petite partie de la succession de Pierre Corneille, nous la dépenserions en grands vers alexandrins pour vous témoigner notre reconnaissance; mais les temps sont bien durs, et la plupart des vers qu'on fait le sont aussi. Nous nous délions même de la prose. Nous entendons si peu les livres qu'on nous envoie de Paris, que nous craignons d'avoir oublié noire langue.

Nous sommes très bonteux l'un et l'autre d'exprimer notre extrême sensibilité dans un style si barbare ; mais, madame, nous vous supplions de considérer que nous sommes des Allobrogps ^ . Des gens arrivés de Versailles nous ont dit qu'il fallait absolument avoir de la finesse, de la justesse dans l'esprit, des grâces et du goût, pour oser vous écrire; nous ne les avons point crus. Nous ne sommes pas de voire espèce, et nous nous sommes flattés au contraire que la supériorité était indulgente, et que les grâces ne rebutaient pas la naïveté ^

Nous sommes, dans cette confiance, avec un profond respect, madame, etc.

LETTRE CLXXXiii. — A M. DE LALEU, NOTAIRE A PARIS3.

30 mars 1763.

Le séjour, monsieur, que M™^ Denis doit faire à Paris exige que je profite de vos bontés pour faire quelques arrangements nécessaires.

Vous savez que ni M. de Ricbelieu, ni les héritiers de la maison de Guise, ni M. de Lezeau, ne m'ont payé depuis longtemps*.

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