Sur ce mot. V. page 351, noie
2. Voici un portrait de la duchesse, tracé par M»" du Deffand : « Figurezvous une nymphe, faite comme au modèle, jolie comme le jour; je n'en dis pas davantage sur sa figure ; je ne la connais que par réminiscence. »
(1769) t. I, p. 5o4. Edit. de Lescure. — Horace Walpole, grand ami de M"» du Deffand : ajoute quelques nuances à ce portrait; il écrivait à ses correspondants d'Angleterre : « La duchesse n'est pas fort jolie, mais elle a de beaux yeux, et c'est un petit m.odèle en cire... Ah! c'est la plus gentille, la plus aimable, la plus
honnête petite créature qui soit jamais sortie d'un œuf enchanté... Tout le monde l'aime. » (Saint-Aulaire, t. I, p. CXXIII.)
3. C'était le notaire de Voltaire depuis nombre d'années. V. page 296, note 1.
4.Surces illustres débiteurs du poète, V. p. 90 et 234, notes 1 et o. Nous avons fait connaître l'état d'une grande partie de la fortune de Voltaire, en 1749 ; dans un autre état, daté de 1775, le duc de Richelieu est porté pour 4000 livres de rentes annuelles à payer ; la maison de Guise, pour 2,500 livres; Lezeau de Kouen, pour 2,300 livres.
DE VOLTAIRE. 40o
Cela fait un vide de 8,800 livres de rente. Le reste de mes revenus, que M. Le Sueur doit toucher, se monte à 4o,2C0 livres, sur lesquelles je paye 400 livres au sieur Le Sueur, 1,800 livres à M. l'abbé MignotS et 1,800 livres h M. d'Hornoy, à compter de ce jour, au lieu de 1.200 livres qu'il touchait; c'est donc 3,400 livres à soustraire de 45,200 livres, reste net 41,800 livres.
Sur ces 41,800 livres, j'en prenais 36.000 livres pour faire aller la maison de Ferney. Vous avez eu la bonté de faire payer encore plusieurs petites sommes pour moi à Paris, dont le montant ne m'est pas présent à l'esprit ; il sera aisé de faire ce compte.
M. de La Borde * a la générosité de m 'avancer tous les mois mille écus pour les dépenses courantes, que vous voulez bien lui rembourser quand le sieur Le Sueur a reçu mes semestres. Je serai obligé de prendre ces 3,000 livres encore quelques mois cà Genève, chez le correspondant de M. de La Borde, pour m'aidera payer environ 20,000 livres de dettes criardes.
Sur les 41 ,800 livres de rente qui me restent entre vos mains, il se peut qu'il me soit dû encore quelque chose. En ce cas, je vous supplie de donner à M""^ Denis ^ ce surplus, et de vouloir bien me faire savoir à quoi il se monte.
Outre ce surplus, on a transigé avec M. de Lezeau, à condition qu'il payerait 9,000 livres au mois d'avril où nous entrons. Je compte encore que M. le maréchal de Richelieu lui* donnera un acompte.
1. Surrabbé Mignot, V. page 232, note 1. — D'Hornoy, V. page 231, note 3.
2. Premier valet de chambre du roi, amateur de musique. Il avait remanié et rajeuni l'opéra de Pandore, composé par Voltaire et Royer en 1740. 14 visita Ferney en 1766.
3. A M°"> Denis. — La nièce de Voltaire venait de quitter Feraey, à la suite d'une querelle violente qui avait éclaté entre elle et son oncle. Celui-ci lui reprochait un extrême désordre, et craignait que cette négligence, poussée à l'excès pendant de longues années,
ne compromit sa fortune. 11 lui assurait 20,000 livres de rente pour vivre à Paris. Cet éloignement dura un peu moins de dix-huit mois. Partie de Ferney le 3 mars 1768, M°>« Denis y revint en octobre 1769. Voici ce que dit Grimm au sujet de M""» Denis :
(I II est certain que le désordre viendrait à bout d'une fortune dix fois plus considérable et ce désordre était poussé par maman Denis à un degré de perfection difficile à imaginer. »
{Con^esp. littér., t. V, p. 390, 15 avril 1768.) 4. A jNF' Denis.
Tout cela lui peut composer celte année une somme de 20,000 livres ; après quoi, lorsque les affaires seront en règle, je m'arrangerai de façon avec vous qu'elle touchera chez vous 20,000 livres de pension chaque année. Je me flatte que vous appouverez mes dispositions, et que vous m'aiderez à m'acquitter des charges que les devoirs du sang et de l'amitié m'imposent.
Je vous souhaite une bonne santé. J'ai l'honneur d'être, etc.*.