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V. page 420, note

5. On désigne ainsi les vers non rimes dans les langues où la rime est en usa^re.

qu'à peine ce genre a-t-il du mérite ; Tauteur alors, pour se sauver de la médiocrité et de la langueur prosaïque, est obligé d'employer souvent des idées et des expressions gigantesques par lesquelles il croit suppléer ta l'harmonie qui lui manque.

Despréaux recommandait, dans le grand siècle des arts qu'on polît un écrit,

Qui dit, sans s'avilir, les plus petites choses, Fit des plus secs chardons des œillets et des roses; Et sût, même aux discours de la rusticité, Donner de l'élégance et de la dignité i.

Je pense que M. de Saint-Lambert a pleinement exécuté ^ ce précepte. Peut-on exprimer avec plus de justesse et de noblesse à la fois l'action du laboureur ?

Et le soc, enfoncé dans un terrain docile. Sous ses robustes mains ouvre un sillon facile.

Voyez comme il peint, auprès de ses brebis et de son cbien,

La naïve bergère, assise au coin d'un bois, Et roulant le fuseau qui tourfte sous ses doigts.

Comme toutes ces peintures, si vraies et si riantes, sont encores relevées par la comparaison des travaux champêtres avec ^ le luxe et l'oisiveté des villes !

Tandis que sous un dais la Mollesse assoupie Traîne les longs moments d'une inutile vie.

Thomson, que d'ailleurs j'estime beaucoup, a-t-il rien de comparable ?

Je ne sais même s'il est possible qu'un habitant du Nord puisse jamais chanter les saisons aussi bien qu'un

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