‹ Lettres choisiesChapitre 442 sur 456 · Rosny. — V. page 381, note · texte numérisé non relu

Rosny. — V. page 381, note

2. Alexandre Farnèse, prince de Parme, gouverneup des Pays-Bas, le meilleur général de Philippe II et le plusredoutable adversaire de Henri IV.

il mourut en lo92.

3. Ce nom a été porté, au seizième siècle, par trois capitaines célèbres à des titres divers. Le premier, Philibert de CUallon, naquit en 1502, dans la Francbe-Comié, et fut tué au sicirc

de Florence en 1530. U passa au service de Charles-Quint, qui le nomma vice-roi de Naples en 132S. Sa vie est dans Brantôme. Les deux autres étaient des comtes de Nassau, dont la famille avait hérité de la même principauté d'Orange, enclavée dans le Comtat-Venaissin. Guillaume de Nassau, dit le Taciturne (1533- 1584), nommé stathouder de II'>1laude, créa une marine redoutable,

VOUS y êtes distingué, vous savez qu'elle n'existait pas alors. Les arts de la paiv, qui font le charme de la société, qui embellissent les villes, qui éclairent l'esprit, qui adoucissent les mœurs, tout cela nous fut étranger, tout cela n'est né que dans l'âge qui vit naître et mourir Louis XIV.

J'ai peine à concevoir l'acharnement avec lequel on poursuit aujourd'hui la mémoire du grand Colbert*, qui contribua tant à faire fleurir tous ces arts, et surtout la marine, qui est un des principaux objets de votre grand dessein. Vous savez, monsieur, qu'il créa celte marine, si longtemps formidable. La France, deux ans avant sa mort, avait cent quatre-vingts vaisseaux de guerre et trente galères. Les manufactures, le commerce, les compagnies de négoce, dans l'Orient et dans l'Occident, tout fut son ouvrage. On peut lui être supérieur, mais on ne pourra jamais l'éclipser.

Il en sera de môme dans les arts de l'esprit, comme en éloquence, en poésie, en philosophie, et dans les arts où l'esprit conduit la main, comme en architecture, en peinture, en sculpture, en mécanique. Les hommes qui embellirent le siècle de Louis XiV par tous ces talents ne seront jamais oubliés, quel que soit le mérite de leurs successeurs. Les premiers qui marchent dans une carrière restent toujours à la tête des autres dans la postérité. Il n'y a de gloire que pour les inventeurs, a dit Newton dans sa querelle avec Leibnitz^; et il avait raison. Il faut regarder comme inventeur un Pascal, qui forma en effet un genre d'éloquence nouveau ; un Pélisson % qui défendit Fouquet du môme style dont Cicéron

les Gueux de mer en 1762, lutta contre \g duc d Albe, et forma l'Union d'U- Irccht en 1591. Son fils, élu caiiitainegénéral de Hoiiande et de Zélande en 1586, affranchit les Provinces- Units de la domination espafrnole par viufj'l années de guerre (1590-1009). Il mourut en 16-25 avec la réputation du premier capitaine de son siècle. C'est de ce dernier, sans doute que veut parler Voltaire.

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