Horace, Epist., II, i
2. Cet ami de Voltaire était aitssi rami de M""" duDeffand, qui l'aimait et l'appréciait. Lorsqu'il mourut, en novembre 1738, la spirituelle marquise écrivit à Voltaire : « L'ami que je regretterai toute ma vie n'était point de ces philosophes in-folio
LETTR. CH. DE VOLTAIRE
qui enseignent à mépriser le public, à détester les grands, et qui se plaisent à bouleverser les tètes par des sophismes et par des paradoxes fatigants et ennuyeux: c'était le plus sincère de vos admirateurs, et, je crois, l'un des plus éclairés. » — Lettre i'iii, t. I, p.239(Edit.deLeâcure).
je ne sais si j'aurai pris une assez bonne dose de philosophie pour résister au train de Paris. Puisque vous n'avez plus soin de moi, ayez donc la bonté de donner à Henri IV les moments que vous employiez avec l'auteur. J'aurais mieux aimé que vous eussiez corrigé mes fautes que celles de Jore * . Vous êtes un peu plus sévère que M. de Cideville; mais vous ne l'êtes pas assez. Dorénavant, quand je ferai quelque chose, je veux que vous me coupiez bras et jambes. Adieu ; je ne vous mande aucune nouvelle, parce que je n'ai pas encore vu, et même je ne verrai de longtemps, aucun de ces fous qu'on appelle le beau monde. Je vous embrasse de tout mon cœur, et me compte quelque chose de plus que votre très humble et très obéissant serviteur; car je suis votre ami, et vous suis tendrement attaché pour toute ma vie.