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LETTRE XXIV. — A M. BR0SSETTE

14 avril 1732.

Je suis bien flatté de plaire à un homme comme vous, monsieur; mais je le suis encore davantage de la bonté que vous avez de vouloir bien faire des corrections si judicieuses dans VHistoi?^e de Charles XI P,

1. A Rouen, Voltaire avait achevé SCS deux nouvelles tragédies : Eriphyle et La mort de César. De retour à Paris, il s'occupa de les faire jouer, les lisant à ses amis, sollicitant leurs conseils et se montrant docile à leurs critiques. Eriphyle fut jouée le vendredi 7 mars 1732 et n'obtint qu'un succès douteux. L'auteur la retira après sept représentations dont la dernière produisit 602 fr. 10 sous. De même qu'il avait conservé les belles parties d'Artémire dans Afariamiie, il conserva dans Sémiraynis, malgré la différence des sujets, ce qu'il y avait de meilleur dans Eriphyle. — Sophocle avait autrefois traité ce sujet :

Eriiihylc, femme d'Amphiaraûs, l'un des Sept Chefs, découvrit à Polynice.

pour un collier d'or, la retraite de son époux. Amphiaraùs confia à son fils Alcméoa le soin de sa ven.L'-cance :

celui-ci immola ea mère. Drutus

était un souvenir des libertés anglaises; Eriphyle, une imitation affaiblie d'Hamlet; Zaïre, qui suivit immédiatement, mérita d'être comparée à Othello. — La mort de César, autre souvenir de Shakespeare, était encore une tragédie républicaine : elle fut jouée d'abord dans un collège en

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