Et le reste dans ce style du guût de Pradon
Lorsque je vous perdis, je n'avais que vingt ans;
Je reccvais partout des vœux et de l’encens.....
J'aurais même voulu, pour vous plaire toujours,
Être plus belle encore que celle (la déesse) des amours... A ce triste portrait, connaissez, cher époux,
Quels sont les sentiments qu'Héloïise a POUF VOUS...
- Abélard lui répond sur le même ton, en amoureux transi :
J'ai reçu votre lettre, et je n'ose vous dire
Dans quel état funeste elle a su me réduire... Hé! comment voulez-vous que je guide vos pas? Je m'égare moi-même, et ne me connais pas...
Pour ne vous point aimer, j'avais un cœur trop tendre; C'était peu : je voulus vous inspirer mes feux ;
J'y réussis trop bien : vous comblâtes mes vœux... Oublier Héloïse ! Ah! que plutôt la foudre
Aux yeux de l'univers metie Abélard en poudre... TL est temps de finir; adieu, chère Héloïse,
Tâchez de soutenir votre sainte entreprise...