‹ Lettres complètes d'Abélard et d'Héloïse, texte latin soigneusement revu, traduction nouvelle précédée d'une étude philosophique et littéraireChapitre 65 sur 98 · VINGT-DEUXIÈME QUESTION D’HÉLOISE · texte numérisé non relu

VINGT-DEUXIÈME QUESTION D’HÉLOISE

Que signifie, dans Mathieu, le passage sur la foi du centurion qui prie pour son esclave : « Jésus, l’entendant, l’admira, et dit à ceux qui le suivaient : « je vous le dis en vérité, je n’ai pas trouvé tant de foi en Israël?» On ne doit communément admirer qu’une chose qu'on voit se produire contre toute attente, et qu’on ne savait point ou qu'on ne croyait point devoir arriver.

Réponse d’Abélard.

Il est écrit admirer, parce que Notre-Seigneur fit comme s’il admirait, ou parce qu'il voulut que les autres admirassent la foi du centurion qu'il exaltait si haut.

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