‹ Lettres complètes d'Abélard et d'Héloïse, texte latin soigneusement revu, traduction nouvelle précédée d'une étude philosophique et littéraireChapitre 69 sur 98 · VINGT-SIXIÈME QUESTION D'’HÉLOISE · texte numérisé non relu

VINGT-SIXIÈME QUESTION D'’HÉLOISE

Nous croyons aussi devoir demander par quel mystère ou par quelle raison Notre-Seigneur cherchant sur un figuier un fruit et ne le trouvant pas, — quand, selon Marc, ce n’était pas la saison des figues, — pourquoi, dis-je, il le frappa aussitôt de sa malédiction et le rendit aride, si bien que dès lors il resta desséché, comme si c’était pour une faute quelconque de l'arbre qu’il eût lancé contre lui cette malédiction ?

Réponse d'Abélard,

L’arbre trouvé sans fruit, c’est la Judée réprouvée pour son impiété envers Notre-Seigneur, et ayant mérité d'être privée du fruit de sa grâce en ne reconnaissant pas le temps de sa mission. La chose arrriva par sa faute, bien que ce nie fût pas la saison des fruits, parce qu’elle repoussa la grâce de la prédication divine qui lui était offerte.

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