MAGISTRI PETRI ABÆLARDI CARMINA
Ad tuarum precam instantiam, soror mihi Heloïissa, in seculo quondam cara, nunc in Christo carissima, hymnos græce dictos, hebraice tillium nominatos composui; ad quos quidem me scribendos quum tam tu quam quæ tecum morantur sanctæ professionis feminæ sæpius urgeretis, vestram super hoc intentionem requisivi. Censeban quippe superlluum me vobis novos condere, quum veterum copiam habeatis, et quasi sacrilegiunm videri an‘iquis sanctorum carminibus nova peccatorum præferre vel æquare. Quum autem a diversis di-
Parmi les réponses diverses que j'ai. reçues, voici, je m'en souviens, la raison que tu me donnais entre toutes. « Nous sa- vons, disais-tu, que dans le choix des psaumes et des hymnes, l'Église latine et surtout l’Église gallicane se conforme plutôt à la tradition qu’à l’autorité.Car nous ne connaissons pas encore au juste de quelle main est la traduction du Psautier que suit notre Église, c'est-à-dire l’Église gallicane. Et à en juger par ceux qui nous ont fait connaître la diversité des traductions, celle-ci s’éloignerait de toutes les autres, et n'aurait, je crois, aucun titre à faire autorité. Cependant, telle est la force de la coutume que, tandis que, pour les autres livres, nous suivons l'édition corrigée de saint Jérôme, pour le Psautier, qui est le livre le plus en usage, nous nous contentons d’une traduction apocryphe. Quant aux hymnes dont nous nous servons aujourd’hui, il y règne un désordre tel, que bien rarement, pour ne pas dire toujours, elles n’ont pas même de titre qui les distingue et indique de qui elles sont. S'il en est dont on croie connaitre les auteurs, — Hilaire et Ambroise, par exemple, les premiers écrivains en ce genre, ou bien Prudence et d’autres qui vinrent après eux,— la mesure yest souvent si incorrecte que les
versa mihi responderentur, tu inter cætera talem, memini, subjecisti rationem. « Scimus, inquies, Latinam et maxime Gallicanam Ecclesiam, sicut in psalmis ita et in hymnis magis consuetudinem tenere quam auctoritatem sequi. Incertam etenim adhuc habemus cujus auctoris hæc sit translatio Psalterii quam nostra, id est, gallicana frequentat Ecclesia, Quam si ex eorum dictis dijudicare velimus qui translationum diversitates nobis aperuerunt, longe ab universis interpretationibus dissidebit, et nullam, ut arbitror, auctoritatis dignitatem obtinebit. In qua quidem adeo longævæ consuetudinis usus.jam prævaluit, ut, quum in cæteris correcta beati Hieronymi teneamus exemplaria, in Psalterio, quod maxime frequentamus, sequamur apocrypha. Hymnorum vero quibus nonc utimur tanta est confusio ut qui, quorum sint, nulla vel rara titulorum præscriptio distinguat; et si aliqui certos habere auctores videantur, quorum primi Hilarins atque Ambrosius exiitisse creduntur, deinde Prudentius et ple-
paroles peuvent à peine s'adapter au chant; et sans le chant cependant, il n’y a point d'hymne possible, car la définition de l'hymne est la louange de Dieu chantée. »
Tu ajoutais que pour le plus grand nombre des fêtes, nous manquions d'hymnes spéciales, par exemple pour la fête des Innocents, pour celle des Évangélistes et pour celle de ces Saintes qui ne furent ni vierges, ni martyrs. Il en est même, disais-tu, qui obligent à mentir ceux qui les chantent, soit parce qu'elles ne s'appliquent pas au temps, soit parce qu’elles sont mêlées d'inexactitudes : aïnsi n'est-il pas rare que, soit par empèchement formel, soit par dispense, les fidèles devancent ou laissent passer l’heure prescrite ; si bien qu’ils sont obligés de mentir, au moins en ce qui concerne le temps, chantant le jour les hymnes de la nuit ou la nuit les hymnes du jour ?
Il est certain, ajoutais-lu, que, suivant l’autorité des prophètes et la règle de l’Église, on ne doit pas cesser, même pendant la nuit, de chanter les louanges de Dieu, ainsi qu'il est écrit: «je me suis souvenu, la nuit, de ton nom, Seigneur ; » et ailleurs : « au milieu de la nuit, je me levais pour me confesser à toi, »
rique alii, tanta est frequenter inæqualitas syllabarum, ut vix cantici melodiam recipiant, sine qua nullatenus hymanus consistere potest, cujus descriptio est lans Dei cum cantico. » Plerisque etiam solemnitatibus addebas deesse proprios hymnos utpote Innocentum et Evangelistarum seu illarum sanctarum qua virgines vel martyres minime extiterunt. Nonnullas denique asserebas esse in quibus nonnunquam hos a quibus decantantur mentiri necesse sit, tum videlicet pro temporis necessitate, tum pro falsitatis insertione. Casu quippe aliquo vel dispensatione, eo modo sæpius præpediti fideles constituta horarum tempora vel præveniunt, vel ab ipsis præveniuntur, ut de ipso saltem tempore mentiri compellantur, dum videlicet aut nocturnos die, aut diurnos nocte hymnos decantant. Constat quippe secundum propheticam auctoritatem et ecclesiasticam institutionem, nec a laude Dei noctem ipsam vatare, sicut scriptum est : « Méner fui nocte n. t. D., » et iterum : 6 Media nocte, s. àd c. tibi, »
c'est-à-dire pour te louer ; tandis que les sept autres louanges dont parle le prophète : « sept fois dans le jour, j'ai chanté ta louange, » ne peuvent se chanter que le jour. La première hymne qu'on appelle louange du matin, et dont il est dit dans le même prophète : « le matin, Seigneur, je méditerai sur toi, » doit se célébrer au point du jour, dès que l'aurore ou Lucifer commence à luire. |
La plupart des hymnes portent ces indications. Quand, par exemple , il est dit : « Ja nuit, levons-nous et veillons toutes; » et ailleurs : « nous coupons la nuit par un chant; » ou : « nous nous levons pour confesser ta gloire, et nous coupons les longueurs de la nuit; » et ailleurs : «la nuit couvre toutes les nuances des choses de la terre; » ou : « nous nous Jevons de notre lit pendant le calme de la nuit; » et encore : « nous rompons les longueurs de la nuit par un chant; » et autres chants semblables, les hymnes témoignent assez d’elles-mêmes qu'elles sont des hymnes de nuit. De même, les hymnes du matin portent souvent l'indication du moment spécial où elles doivent être chantées. Par exemple, quand il est dit : « voici que l'ombre de la nuit commence à s'affaiblir; » et ailleurs : « voici que se lève le jour doré; » ou bien:
hoc ést ad laudandum te; nec septem reliquas landes de quibus idem meminit propheta : « Septies in die 1. d. tibi, » nisi in die persolvendas esse, Quarum quidem prima quæ matutinæ laudes appellantur, de qua in eodem scriptum est propheta : e In matutinis D. m. in te, » in ipso statim diei initio, illucescente aurora seu lucifero, præmittenda est, quod etiam in plerisqne distinguitur bymnis., Quum enim dicit : « Nocte surgentes v. 0.,» etiterum : « Noctem canendo r.,v vel : Ad confitendum surgimns morasque n. r., » et alibi: « Nox atra rerum conteait ter. ©. o.,» vel : Nam lectulo consurgimus n. q.t., » et rursum : « Ut quique horas noctium nunc c. r.,» et similia, ipsi sibi hymni quod nocturni sunt testimonium præbent. Sic et matutini hymni proprii temporis, quo dicendi sunt, institutionem nonnunquam profitentur. Verbi gratia quum dicitur: « Ecce jam n. t. u., » et iterum : « Lux esse s. a., » vel « Aurora jam
« l'aurore commence à éclairer le ciel; » ou : « l'éclat c'e l'aurore resplendit; » et ailleurs : « lorient avant-coureur du jour chante la prochaine apparition de la lumière ; » ou : « Lucifer brille dans tout l'éclat de son lever; » par ces mots et d'autres de mème nature, les hymnes nous apprennent à quels moments elles doivent se chanter; lors donc que nous n'observons pas ces moments, nous les faisons mentir en les chantant.
Pourtant ce qui empèche cette exacte observation le plus souvent, c'est moins la négligence que la nécessité ou quelque dispense , comme il arrive journellement dans les églises paroissiales ou mineures, les occupations du peuple forçant de faire tous les offices le jour et presque à la suite l’un de l’autre.
Et ce n’est pas seulement l'inobservation des moments qui nous induit en mensonge ; ce sont aussi les auteurs de certaines hymnes, lesquels, soit qu'ils aient jugé du cœur des autres par leur propre componction, soit que, dans un zèle de piété imprévoyante, ils aient voulu exalter les Saints, ont tellement dépassé la mesure, qu’ils nous font chanter des choses contre notre propre conscience, tant ils sont éloignés de la vérité! Il en est si peu, qui, pleurant et gémissant dans l'ardeur dela contem-
S. polum, » seu : « Aurora lucis r., » et alibi : « Ales diei nuntius IL. pro, præcinit,» vel: « Ortum refulget 1.,» et si qui sunt hujusmodi, ipsi nos instruunt hymni quo tempore sint cantandi, ut si eis videlicet sua tempora non obsérvemus, in ipsa eorum prolatione mendaces inveniamur. Hanc tamen observantiam non tam negligentia plerumque tollit, quam necessitas aliqua vel dispensatio præpedit; quod maxime in parochialibus seu minoribus ecclesiis propter ipsas plebium occupationes quotidie fieri necesse est, in quibus omuia et fere continue peraguntur in die. Nec solnm tempora non observata mendacium ingerunt, verum etiam quorumdam bymnorum compositores, vel ex propria anim cumpuncCtione alienos pensantes, vel improvidæ studio pietatis extollere sanctos cupientes, in aliquibus ita modum excesserunt, et contra ipsam nostram conscientiam aliqua in ipsis sæpius proferamus tanquam a veritate prorsus aliena.
plation ou dans la componction de leurs péchés, puissent véritablement dire : « venons prier en gémissant; remets-nous les péchés que nous avons commis; » et ailleurs : « reçois avec bienveillance nos gémissements et nos chants; » et tels autres passages qui ne conviennent qu'aux élus, c’est-à-dire au petit nombre. Ne devons-nous pas craindre qu'il y ait présomption à chanter chaque année : « Martin, toi qui égales les Apôtress » ou à exalter sans mesure les miracles de certains confesseurs, en disant : « auprès du tombeau qui nous a guéris naguère de nos soufirances, etc. ? » — Ta sagesse en jugera. Ce sont ces raisons ou d’autres semblables, ainsi que le respect de votre sainteté, qui m'ont déterminé à écrire des hymnes pour le cours d’une année entière. Vous m’avez prié à ce sujet, épouses et servantes du Christ; nous vous prions, en retour, d’alléger par vos prières, comme par un bras secourable, le fardeau dont vous chargez nos épaules, afin que semeur et moissonneur, travaillant ensemble, puissent ensemble aussi se réjouir.
(Suivent vingt-huit hymnes.)
Paucissimi quippe sunt qui contemplationis ardore vel peccatorum suorum compunctione flentes ac gementes, illa digne valeant decantare : « Preces gementes f. d. q. p., » et iterum : « Nostros pius cum canticis f, b. s., » et similia quæ sicut electis ita paucis conveniunt. Qua etiam præsumptione singulis annis decantare non vereamur : « Martine, par apostolis, » vel singulos confessores immoderate de miraculis glorificantes dicamus : « Ad sacrum cujus tumulum frequenter membra languentum modo sanitati, etc., » discretio vestra dijudicet. His vel consimilibus vestrarum persuasionibus rationum ad seribendos per totum anni cireulum hymnos animum nostrum vestræ reverentia sanctitatis compulit. In hoc itaque mihi vobis supplicantibus, sponsæ Christi vel ancillæ, et nos e converso vobis supplicamus, ut quod nostris onus imposuistis humeris, vestrarum orationum manibus sublevetis, ut qui seminat et qui metit, simul operantes congaudeant.
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(Sequuntur hymni octo et viginti.)
L'office divin se compose de trois parties. Le docteur des Gentils l’établit ainsi, dans son épitre aux Éphésiens, quand il dit : «ne vous noyez pas dans l'ivresse du vin qui renferme la luxure; mais remplissez-vous de Esprit, vous entretenant de psaumes, d'hymnes et de cantiques spirituels, chantant et psalmodiant le nom du Seigneur dans vos cœurs. » Et ailleurs, dans l'épitre aux Colossiens : « que la parole du Christ habite abondamment en vous en toute sagesse ; instruisez-vous et exhortezvous les uns les autres, par des psaumes, par des hymnes et par des cantiques spirituels, chantant de cœur les louanges du Seigneur. »
Quant aux psaumes et aux cantiques, ils ont été préparés dès longtemps dans les livres canoniques : point n’est besoin de notre zèle, ni du zèle de personne pour les composer aujourd'hui.
Mais les hymnes n'ayant pas de marque distinctive dans les saintes Écritures, bien que certains psaumes portent le nom d'hymnes ou de saints cantiques, divers auteurs s’en sont occu-
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Tripartitum est divini cultus officium. Doctor gentium iu epistola ad Ephesios ordinavit dicens : « Et nolite inebriari vino in quo est luxuria, sed implemini Spiritu loquentes vobismetipsis in psalmis et hymnis et canticis spiritalibus, cantantes et psallentes in cordibus vestris Domino. » Et rursus ad Colossenses inquit : « Verbum CGhristi hahitet in vobis abundanter in omni sapientia, docentes et commonentes vosmetipsos psalmis, hymnis et canticis spiritalibus, in gratia cantantes in cordibus vestris Domino. »
Psalmi vero et cantica quoniam ex canouicis antiquitus præparata sunt Scripturis, nec nostro nec alicujus egent studio ut modo componantur.
De hymanis vero quum nihil in superpositis distinctum habeatur scripturis, quamvis et nonnulli psalmi nomen hymnorum sive canticorum sanctorum inscriptum titulis habeant, passim a pluribus postea scriptum est, et pro tempo-
pés en divers écrits, et l’on fit des chants spécialement appropriés aux temps, aux heures, aux fêtes; ce sont ces chants qu'aujourd'hui nous appelons proprement des hymnes, bien que, anciennement, on appelait indifféremment hymnes ou psaumes tous les chants à la louange de Dieu, composés suivant un rhythme ou mètre régulier. C’est ainsi qu’au chapitre dix-sept du deuxième livre de son Histoire ecclésiastique, Eusèbe rappelant l'éloge que le savant juif Philon faisait de l’Église d'Alexandrie, à l’époque de saint Marc, ajoutait entre autres choses... Et un peu plus bas, au sujet des psaumes nouveaux qu’on composait, il écrivait : « ainsi, non-seulement, ils comprennent les hymnes subtiles des anciens, mais ils en composent euxmêmes de nouvelles à la louange de Dieu, les chantant dans toutes les mesures, sur tous les tons, avec une harmonie assez pure et suave. »
Sans doute, il n’y a rien d’extraordinaire à donner le nom d’hymnes à tous les psaumes composés en hébreu suivant certain rhythme et certaine mesure, avec une harmonie douce comme le miel, ce nom rentrant même dans la définition de l'hymne, telle que nous l’avons donnée dans notre première préface; mais comme les psaumes, en passant de l’hébreu dans une
rum aut horarum seu festivitatum varietate quibusque proprii hymni sunt coustituti, et hos nunc proprie hymnos appellamus, quamvis antiquitns indifferenter nonnulli tam hymnos quam psalmos dicerent quælibet divinæ laudis cantica rhythmo vel metro composita. Unde Eusebius Gæsariensis Ecclesiasticæ historiæ libri capitnlo xrx disertissimi Judæi Philonis laudes erga Alexandrinam sub Marco Ecclesiam commemorans inter cætera adjecit... Post pauca rursum etiam de eo quod psalmos faciant novos, ita scripsit ; « Îtaqne non solum subtilium inteliigunt hymnos veterum, sed ipsi faciunt novos in Deum, omnibus eos et metris et sonis honesta satis et suavi compage modulantes. » Hand fortassis incongruum est omnes psalmos hebraice metro vel rhythmo compusitos et melica dulcedine conditos appellari etiam hymnos, juxtà ipsam videlicet hymnoram definitionem quam in præfatione prima posuimus. At quum jam psalmi ex hebræo in aliam linguam translati a rhythmi vel metri
autre langue ont perdu leur rhyÿthme et leur mesure, c'est avec raison que l’Apôtre, écrivant aux Éphésiens, qui sont des Grecs, a distingué les hymnes des cantiques.
C'est au sujet de ces hymnes, chères filles en Jésus-Christ, que vous avez plus d'une fois sollicité notre faible génie par vos prières, en ajoutant les causes qui vous paraissaient justifier votre demande ; et nous avons déjà, en partie, répondu à cette demande avec la grâce de Dieu. Le livre précédent comprend, en effet, des hymnes quotidiennes de fêtes, dont l’ensemble peut suffire aux exercices de toute une semaine. Elles sont composées, il inporte que vous le sachiez, de telle sorte qu’il y a double chant et double rhythme, une mélodie commune pour tous les nocturnes, une autre pour Îles chants diurnes ; et de même du rhythme. Nous n'avons pas omis non plus lhymne des grâces, après le repas, hymne dont il est écrit dans l'Évangile : «et ils sortirent, l'hymne récitée. »
Quant aux hymnes qui précèdent, elles ont été toutes composées dans cette pensée que les nocturnes doivent contenir les œuvres des fêtes qu’elles rappellent, et les diurnes, l'exposition allécorique ou morale de ces œuvres : en sorte que l’obscurite
ege soluti sint, bene ad Ephesios qui Græci sunt Apostolus scribens separatim a psalmis hymnos distinxit sicut et cantica.
De his itaque quoniam nostrum sæpe ingeniolum, date Christi filiæ, multis precibus pulsavistis, addentes insuper quibus de causis id necessarium vobis videatur, vestræ jam petitioni, prout Doeminus annuerit, ex parte paruimus. Superiori namque libello quotidianos feriarum hymnos qui toti suffcere possint hebdomadæ comprehendimus. Quos ila compositos esse cognoscatis ut bipartitus sit eorum cantus sicut et rhythmus, et sit una omnibus nocturnis melodia communis atque altera diurnis, sic et rhythmus. Hymnum etiam gratiarum post epulas exsolvendnm non prætermisimus, secundum quod in Evangelio scriptum est ; « Hymno dicto exierunt. »
Cæteros vero suprapositos hynnos hac consileratione digessimus ut qui noc- {urpi sunt suarum opera feriarum contineant, diurni autem ipsorum operum aliegoricam seu morale expositionem tradant. Atque ita factum est ut obscu-
de l’histoire soit réservée pour la nuït, et la lumière de l’exposition pour le jour.
Ïl me reste maintenant à vous demander de m'aider par vos prières, afin que je puisse vous envoyer le petit présent que vous souhaitez.
(Suivent trente-une hymnes.)
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Dans les deux livres précédents, nous avons rassemblé les hymnes quotidiennes des fêtes et celles qui sont particulières aux grandes solennités. Reste maintenant, pour la gloire du Roi des cieux, et pour le commun encouragement des fidèles, à exalter de notre mieux, dans des hymnes spéciales, la cour même du palais céleste. Puisse m’appuyer dans cette tentative le mérite de ceux à la glorieuse mémoire desquels je consacrerai le faible tribut de mes louanges, suivant ce qui est écrit : « la mémoire du juste sera louée; « et encore : « louons les hommes glorieux. »
ritas historiæ nocti, lux vero expositionis reservetur diei. Saper est de cætero vestris me orationibus adjuvari ut optatum vobis munusculum transmittam.
(Sequuntur hymni semel et trigin!a.)