‹ Lettres d'Abailard et d'HéloiseChapitre 25 sur 45 · PAR PIERRE LE VÉNÉRABLE · texte numérisé non relu

PAR PIERRE LE VÉNÉRABLE

ABBÉ DE CLUNY

Le Socralc de îa France, le Platon sublime de rOccident , notre Aristotc, l'égal ou le maître de tous les logiciens passés et présents; le prince reconnu delà science, dans tout l'univers : génie varié , subtil, pénétrant ; vainqueur de tous les obstacles par la force de sa raison et la grâce de sa parole : tel était Abailard : mais il a remporté sa plus grande victoire lorsque , revêtant l'habit religieux de Cluny et les mœurs monastiques , il passa , dans le camp du Christ , à la véritable philosophie ; c'est là qu'il a dignement terminé sa longue carrière , le onzième jour des calendes de mai, et qu'il nous a laissé l'espérance de voir son nom figurer un jour parmi ceux des philosophes chrétiens.

LETI'UK

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