‹ Lettres d'Alphonse d'Herbelot à Charles de Montalembert et à Léon CornudetChapitre 10 sur 38 · I. François-Auguste, vicomte de Chateaubriand · texte numérisé non relu

I. François-Auguste, vicomte de Chateaubriand

a. Gustave Lemarcis (i8o4-i83o), l'un des plus chers amis de jeunesse de Montalembert.

3. Elle, comte, puis duc Decazes (1780-1860), juge à Paris (i8o5), conseiller à la cour impériale et secrétaire des commandements de Madame Mère (1810), préfet de police (i8i5), ministre de la police (i8i5), de l'intérieur (1818),

21 SEPTEMBRE 1828. l3

carcérés par ces cours prévôtales, de triste mémoire. L'autre ouvrage, c'est le roman-poème des Natchez ^ : je ne sais si vous l'avez lu et si vous en avez été satisfait : en province, il fait fureur, et c'est une conformité de plus, à mon avis, qu'il a avec cette Pharsale de Brébeuf^', aux provinces si chère, comme disait Boileau. D'ailleurs, il y a toujours le cachet de l'homme de génie ; mais tant de bavardage, de comparaisons, de déclamations, qu'il y a, ce me semble, de quoi en être assourdi. J'attends de Paris les Considérations sur la France, de M. de Maistre ^ : car je veux me familiariser un peu avec cette école théologique des Lamennais 4 et des Haller ^, qui a tenté le grand œuvre de régénérer l'Église catholique par le pouvoir, et de réédifier, au xix' siècle, la momarchie universelle de Grégoire VII, tentative imprudente sans doute, et qui peut être fatale au catholicisme, mais qui accuse d'ailleurs une haute capacité et une noble énergie dans ceux qui l'ont entreprise. Je suis peut-être bien indulgent pour ces doctrines, mais je vous avoue que, malgré que vous en disiez, Cousin ^ m'a donné de la

président du conseil (1819), pair de France (1818), ambassadeur à Londres (1820-1821), grand référendaire de la Chambre des pairs (i834).

I. Les Natchez, écrits depuis longtemps, venaient d'être publiés dans la première édition des Œuvres complètes.

1. Guillaume de Brébeuf (1618-1661) publia notamment une traduction en vers de la Pharsale de Lucain.

3. Joseph-Marie, comte de Maistre (1753-1821). Il s'agit sans doute des Considérations sur la Révolution française, qui avaient fondé sa réputation en 1796.

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