Du même à M. de Doue., à Moulms
[Ibid., T* 1.jC2', p. 83-8.1.)
[Paris], 7 octobre soir [1789J.
Nous sommes, mon cher ami, dans le moment des choses extraordinaires. Les poissardes ont, avant-hier, ameuté les ouvriers du faubourg Saint-Antoine et sont allées avec eux à Versailles, armées de piques et de bâtons, au nombre de 10.000. Elles sont arrivées à 5 heures du soir, sont parvenues jusquaux grilles, après avoir assisté à rAssemblée nationale, dune manière assez scandaleuse. Les Gardes se sont opposés à leur entrée au Château. L'un de ceux à cheval a eu l'imprudence de sabrer; il a été tué sur-le-champ-, et ses camarades sont venus l'enlever. Aussitôt, ordre de sortir des casernes et