‹ Lettres d'aristocratesChapitre 109 sur 541 · De soD boau-père Foullon · texte numérisé non relu

De soD boau-père Foullon

S. • Le erenadier des Gardes françaises, ce vainqueur de la Bastille, qui ouvrit à coups de sabre 1 estomac de Bertier et en arracha le cœur, présenta son norrible trophée à Bailly et à La Fayette, maîtres ou plutôt esclaves du peuple. II vint au Palais-Roy^, à la chute du jour, entra dans le café de Foy, s'assit à une table avec les cinq ou six cannibale* dont il étoit le chef et demanda du café. On leur en servit. Le monstre détache le cœur de M. Bertier delà baïonnette où il étoit fixé, le presse fortement entre ses mains, en eiprûne <|uelques g:outte8 de sang, les répand dans les tasses de café ; en même temps la Mode infernale porte le breuvage à ses lèvres et entonne Tarietle :

Non. il n'est pas de bonne fête, Quand le cœur n'en est pas ! »

(Montgaillard, Histoire de France depuis l'Assemblée nationale, i. 11, p. 105-106.

À M. J.-B. GOGBLS i37

de résistance. A chaque iDstant, les faubourgs prennent les armes. On nous menaçoit hier d'une descente de celui de Saint-Marceau, et on assure qu'ils ont été exiger de la Ville, à force armée, la remise d'une souscription volontaire faite par différens particuliers chez Dufresnoy, et non encore réalisée *. On a été obligé de leur remettre le montant pour les calmer. Aujourd'hui, partie des Gardes françoises sont retournées à leurs casernes, pour y attendre les ordres de M. de la Fayette. Il a profité de ce retour pour écarter et disperser le plus que possible la foule. A la maison de ville, 600 soldats y sont employés...

Chargez promptement quelqu'un de vos intérêts ; je tremble toujours pour le pillage à la suite de la misère... Mais, pour aucune raison, ne venez ici; il n*en est aucune qui pourroit vous permettre cette démarche. Ordonnez de moi, qui suis profondément accablé, et qui sens, outre mes chagrins, ceux dont vous êtes justement pénétré.

Adieu...

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