Du même à M. Wirtz^ à Bordeaux
{Ibid, T* 1562», p. î96.)
Paris, le 3 décembre 1790.
Je crois, Monsieur, que ceux qui ont accaparé vos sucres et cafés ne feront pas une aussi bonne affaire qu'ils l'avoienl cru d*abord, et ils comptoient bien certainement sur la guern^ et peut-être sur la perte des colonies.
Je doute que la seule émission des assignats puisse faire assez hausser les prix des marchandises, pour qu'elles procurent aux spéculateurs un bénéfice qui réponde à leur attente. Cette émission est fixée au 15 de ce mois. Il doit sortir de l'impression, chaque jour, 90.000 livres assignats de diverses sommes, et il n'y a pas de doute que, si le Trésor royal est autorisé à cette époque à payer tout ce qui est suspendu, les assignats ne soient promptement en circulation...
Je suis, Monsieur,...