‹ Lettres d'aristocratesChapitre 146 sur 541 · Du 7nême à M. Cogels, à Anvers · texte numérisé non relu

Du 7nême à M. Cogels, à Anvers

[Ibid., T* 1562S, p. 211.) ' ■%

Paris, 3 février 1791.

... Mes réclamations sur le gouvernement, mon cher oncle, consistent en 300.000 livres, qui deviennent 380.000 livres à cause des intérêts depuis 6 ans. J'ai payé cette somme en écus par ordre du Roy pour une place qu'on a réformée six mois après*. Cette créance me paroît incontestable.

J'ai fait un service de 30 millions. On m'a payé en assignations ; elles ont été suspendues. Cette suspension m'a coûté 6Î4.0OO livres de frais de renouvellement, provision, perte aux négociations, etc... Cette réclamation est trouvée juste, et même sous M. Necker, on ne la débattoit que sur le plus ou le moins.

Enfin dans l'affaire des Indes, dont le Roy s'est emparé^ je

1. Le vendredi 10 décembre, on donnait à l'Opéra îphiqénie en Aulide* de Oliick. Le dianteor Laines appuya avec intention sur la phrase : Chantons, célébrons noire Heine. La Mlle applaadit a outrance. Mais le dimancnc 12. les palrioles allaient siffler le coura- |eu acteur «S. Lacroix, op. cit., 2* série, t. I, p. 517-519).

5. La place «ie Trésorier des parties casuelles (Voir plus haut, p. 127).

}. En iMTcrobre 1787, le Roi avait déclaré qu'il rachèterait les actions de la compagnie <ks Indes à raison de 1.400 Urres {Correspondance secrète, 1 11, p. 200\

LE GOMTB DE SENBFFB

j : j'étoîs votre mandataire, ou je ne Tétois pas. Si j'étois mandataire, rendez-moi indemne, en me remettant actions des Indes en nature et quelques autres fonds que ^rsés dans cette affaire, le tout valant 1 .980.000 livres, et squels vous avez fait main basse. Si je n*étois pas votre Bitaire, de quel droit vos commissaires se sont^ils empaî mes actions, de mes effets et des bénéfices énormes faisois à cette époque? Si on devoit dans ce dernier cas intégrer, il en coùteroit au Roy, outre les 1.980.000 livres ds que j'y ai, plus de 3 millions de bénéfices que j*avois ï, lorsque son ordre fatal est arrivé. Croyez-vous de foi que des objets aussi sacrés ne seront pas pris en lération ? Et si leur importance en éloigne le payement les temps désastreux, leur justice les fera admettre en u partie, lorsque le calme et les finances le permet-

es sont les avances dans lesquelles je suis. Ajoutez à rois faillites qui m'ont emporté 1.400.000 livres depuis ms, des pertes récentes que je n*ai faites qu'en risquant oup pour essayer de me remettre, et vous conviendrez st impossible d'être plus malheureux...

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