‹ Lettres d'aristocratesChapitre 148 sur 541 · LETTRES DE M. FAYDEL A M. FILSAC (20 FÉVRIER — 12 AOUT · texte numérisé non relu

LETTRES DE M. FAYDEL A M. FILSAC (20 FÉVRIER — 12 AOUT

Notice. — Les désillasions d'ua Constituant. — Les travaux de la Constituante d à août 1790. — Divisions dans TAssembléc. — Désordre des finances et de laji Affaire du prévôt de Marseille. — Troubles dans les provinces. — Force qu'ac< Mrti jacobin. — Cazalès à la tribune. — Affaire de Monlauban. — .\fraire9 du c Duel de Caxalès et de barnave .

Entre tant de lettres où se trahit la lassitude, où se peignent le fusions qui, dès le début de 1790, accablèrent bon nombre de tuants, celles de Jean-Félix Faydel. député pour le Tiers de U chaussée du Quercy, m'ont semblé particulièrement saisissantes | ton simple et poignant. Ce ne sont pas des impressions de séanc y retrouve, mais bien le trouble et l'angoisse qui devaient étreindre d'an bon citoyen en face des événements qui se précipitaient.

Né à Gahors le 9 septembre 1744, Faydel était avocat dans ceb lorsqu'il fut choisi comme député aux btats généraux. D'opinio modérées, il fit partie de bonne heure de ce groupe de députéi Malouet, Mounier, Lally-Tollendal étaient les chefs et qui, « vivant société intime », s'étaient donné avant tout pour tâche de n défend torité royale » *. Cette tâche, moins brillant peut-être, mais plus vérant que beaucoup de ses amis, Faydel la poursuivit avec cou ténacité jusqu'en 1791. Ce fut un vaillant serviteur de la monarc homme d'ordre et de tradition, qui, Tordre revenu, fut tout de suite au service du goirvemement. Le 19 ventôse an Xlll, il fut nommé co de préfecture. Député en 1810. puis en 1815, à la Restauration, il privilège de représenter son pays en des temps plus paisibles el orageux que les années tragiques pendant lesquelles il avait as! participé au douloureux enfantement de la France nouvelle. Il en 1827.

Les lettres de Faydel sont adressées à un certain Jean Filsac. 1757, et avocat, lui aussi, à Cahors. Ce Filsac devint, en 1791, sec général du département du Lot. Mais très modéré, il ne tarda devenir suspect. Ses fonctions d'avocat l'avaient mis en rapporl l'ancien régime, avec beaucoup de familles nobles qui émigrées retirèrent pas leur confiance et dont il continua à défendre en sou les intérêts. Une dénonciation décida de sa perte. On retrouva c! plusieurs correspondances très compromettantes, l'une échangée i

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