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Procèê-verbal des Journées d'ociobret t. I, p

484 M. FATDEL

marquise de Lavalelte-Parisot, émigrée à Girone en Catalogne, l'autre avec un certain Barthës de Marmouzier, ancien officier aux Gardes-suisses, réfugié à Turin, enfin les quelques lettres de Faydel qui suivent. Aussitôt arrêté (ventôse an II), il fut dirigé sur Paris, pour y répondre devant le Tribunal révolutionnaire du crime de relations et de complicité avec les ennemis de Tintérieur et du dehors. Le !•' prairial an II, il était condamna à mort.

i. — De M. Faydel à M. Pilsac.

(Arch. nat.. W 3«8. dose. 822. o« 43.)

Paris, le 20 février 4790.

J'ai reçu, mon cher Filsac, votre lettre du 10 courant. J'avois prévu la plupart des choses que vous m'annoncez, en sorte que je désespère de plus en plus de la chose publique. U semble que Taveuglement et le désordre doivent compléter nos malheurs. Notre situation devient tous les jours pire ; la division se fortifie dans l'Assemblée ; on ne voit quasi plus de numéraire ; les billets de la Caisse d'Escompte perdent 5 p. 100, et la misère augmente tous les jours. Jugez par là de notre situation...

Le malheureux Favras a été pendu hier. On assure que c'est une victime qu'on a vouée à la férocité du peuple, qui demandoit sa mort et qui a applaudi à la lecture de son jugement. J'ai lu ses mémoires * ; si ce qu'ils contiennent est autant vrai qu'il est vraisemblable, sa mort seroit une atrocité, un assassinat juridique...

J'ai vu, dans une lettre que M. Belaire a écrit à son Crère, qu'on fait courir le bruit que j'ai marqué à notre municipalité, il y a six semaines, qu'il y auroit des insurrections contre les seigneurs, et que je donnois pour conseil de ne pas y faire attention parce qu'on feroit peu de mal. Tâchez de savoir avec lui d'où il a tiré ce faux renseignement. C'est encore, j'imagine, quelque nouveau complot contre moi. Je vois qu'on ne me perd pas de vue.

Adieu.

1 . Mémoire pour Thomas de JfoAy, marquis de Favras^ chevalitr de tordre roy«i ^ militaire de Saint-Louis (ueuséi contre Monsieur le procureur du Jhjf, aeeusaieur.ti Monsieur le procureur-syndic de la Commune provisoire de Paris, partie civiU. Cfc« firiand. rue PaTée-S«int-AiKlré-de8-Arcfl. 17»0, in-*«.

A M. PILSAG 185

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