L'Artois suivit en effet l'eiemple du Béam
1 Voir plus haut, p. 5, note i.
3. Louis Bruno, comte de Boisgelin, baron de la Rocbe-bemard. chevalier des ordres du Roi, né en IT.'U, était, en 1788, maréchal de camp et maître de la garde-robe du Roi. Celte «nnée-là, le Roi lui retira cette charge en raison de Tappui qu'il avait donné à la cause du Hriement et des EUts de Bretagne. 11 fut exécuté à Paris le 7 juillet 1704.
4. François II Barreau de Girac (1732-1820), évoque de Rennes do 1769 & 1790.
i. C'est exactement ce que dit le plus complet récit de l'émeute du 28 avril, celui de fÀmi du /Jot, cité dans Chassin {op. cit., t. III, p. 5b et suiv.) : « L'iusurroction du 27 o'étoit rien ; celle du 28 fut terrible. » L'après-midi du i7, se répandaient dans les quartiers Stâirllarcean. Saint- Antoine et Notre-Dame 3.000 ouvriers. « soulevés par dos brigand» ». Bs roulaient, disaient-ils, s'emparer des nommés J.-B. Réveillon, fabricant de papiers peints, et Beoriol, salpétrier du faubourg Saint-Antoine, et les mettre à mort, les accusant d'avoir «iW»* le peuple et reprochant particulièrement à Réveillon d'avoir dit qu'un ouvrier pou- Tsil bien vivre avec 15 sols par jour. Ou réussit à les calmer, mais leur fureur lit expto- <ioQle lendemain.
C. Si les chiffres donnés par beaucoup de documents semblent trop élevas, celui-ci en wvtnche parait trop faible, puisqu'il est constant quo le nombre seul des victimes de l'in- «wrcction fut de 400 à 500 (Chassin, op. cit., t. lll, p. 62).
7. La maison de Réveillon était située rue de Montreuil ; celle d'Hcnriot, rue de Cotte.
t». D'après VAmi du /?oi, ce fut la maison d'Uenriot qui fiit pillée la première (Cf. Cbas- «w,op. cit., t lU, p. 57).
9. C'était le détachement quo l'on avait placé là, la veille, pour garder la maison de Révéilon. La révolte avait recommencé le 28 avril, vers les 6 heures du matin.
10. Le doc et la duchesse d'Orléans s'étaient rendus le matin de l'émente à Vincennes pottr «sisler k une course de chevaux.
fait feu sur les mutins ^ Environ cent sont demeurés sur la place. Un plus grand nombre a été blessé *. On a conduit les uns à l'Hôtel-Dieu', les autres aux hôpitaux de Saint-Louis et Saint-Yves. Mercredi^ on a pendu deux hommes*. On procède contre d'autres prisonniers*. L*abbé Roy, censeur royal, fut arrêté hier; on soupçonne qu'il a distribué de Taisent*. Un officier du Châtelet a dit au bailli Desnos ' que Ton approchoit du noyau de cette intrigue criminelle. De la cavalerie, des dragons, de rinfanterîe nous gardent. On fait approcher de Paris un grand nombre de troupes pour maintenir Tordre. Je dois ajouter que le 28 au soir on avoit conduit du canon au faubourg Saint-Antoine, que la menace de tirer sur la populace a seule inspiré sa retraite*. Les bourgeois sont contens des mesures prises pour leur sûreté. On voit des placards affreux contre le Clergé et la Noblesse. Les mutins s'étoient répandus dans les rues. Quantité de carrosses ,ont été arrêtés par cette vile canaille ; mais elle ne s'est portée à aucun excès. Le bailli Desnos et moi avons été arrêtés. Nous avons été quittes
1. A partir de 10 heures du malin, on fit marcher contre les émeuUers toute la garde do Paris. le guet à pied et à cheval, le régiment Hoyal-Crarate, les Gardes francises et suisses.
2. ÎOO tués, 300 blessés, d'après VAmi du Boi (Cf. Chassin. op. cit,, t 111, p. 58).
3. Voir dans Chassin. t. III, p. 73-83, l'interrogatoire des 23 blessés transportés àTHôtel- Diou.
4. Le mercredi. 29 arril.en vertu d'un jugement prévélal rendu en la chambre criminelle du Châtelet de Paris, Jean-Claude GilbeK. courerlurier, et Antoine Pourat. gagne-deniers, furent pendus en la place du faubourg Saint-Antoine (Chassin. op. ctV., 1. 111. p. 86).
5. Dans l'audience prévélalo du 18 mai, le Châtelet condamna deux émeuliers à être pendus, 5 à la peine du carcan, de la marque et des galères. L'un des deux condamnés à mort, la femme Berlin, obtint un sursis, grâce à son étal de grossesse ; l'autre, Pierre- Jean- Baptiste-Nicolas Mary, écrivain à Paris, fut pendu le 22 mai place Saint-Antoine (Chassin. op. cit, t. m, p. 06-97).
6. L'abbé Jean Roy, né à Bourges, âgé de quarante-deux ans en 1789, censeur royal dans la partie Ihéologique. secrétaire ordinaire et historiographe de Mgr. le comte d'Artois, avait été en relations avec Réveillon dès 1786 pour la fourniture du papier nécessaire à l'un de ses ouvrages. En 1787, il ne lui avait encore donné aucun acompte de payement. Or le 11 décembre 1787, un jeune homme présentait à la caisse de Réveillon un biUet au porteur de 7000 livres, souscrit au nom du commerçant, billet qui fut reconnu faux, ftlaii là où les choses s'aggravèrent, c'est lon(|Uc Kéveillon prétendit que l'auteur de ce faux était l'abbé Roy, qu'il déposa une plainte contre lui et que l'abbé fut décrété d'ajournement le 17 avril 1788 . L'affaire resta pendante pendant près d'un an et venait d'élre reprise un mois avant l'émeute du faubourg Saint-Antoine. On comprend dans ces conditions comment on put vraisemblablement accuser l'abbé d'avoir poussé au pillage de la maison de son ennemi. Arrêté, puis mis en liberté, puis de nouveau décrété de prise de corps, il échappa par la fuite à ses accusateurs (Chassin, op. cit., t. 111. p. 101-142].
7. Nicolas-Pierre Desnos, dit le bailli Desnos, entré dans la marine en 1731, bailli de l'ordre de Malte depuis 1777, chef d'escadre en retraite depuis 1786, avec les provisions de lieutenant-général (Archives nationales, archives de la marine, C* 107, fol. 300).
8. « La soirée s'avancoit sans que l'achamerocnt s'affaiblît. Je sentis tout le danger de le laisser continuer pendant la nuit... En conséquence je donnai ordre à un bataiUon dn régiment de» Gardes suisses, auquel je joignis deux pièces de canon, de se porter au faubourg Saint- Antoine... Un officier revint bientôt me rendre compte que le tumulte s'étoit apaisé... à la vue du canon prêta tirer » (Desenval. Mémoiret, cités dans Chassin, os. ci<., t. III. p. 62).
pour une petite conversation avec un de ces bandits, qui, ^.
en me tenant la main, s'est mis à rire des plaisanteries que je
lui ai faites. D'autres ont fait crier : Vive le Roy ! Vive le Tiers
Etat! ;
Les gentilshommes et la bourgeoisie de Caen sont sous les armes et gardent la ville que Ton avoit entrepris d'incendier. On pille les fermiers des campagnes voisines. A Orléans on a brûlé trois maisons et pillé un magasin de blé. Quels sont les auteurs de tous ces désordres ? C'est ce qu'on ne saura peut- ^J
être jamais. :^^^
Adieu, la poste me presse. ; ^^