De la même au même
{Ibid., n» 55.)
Paris, 6 juillet 1791.
. . J'espère, mon cher Désilles, que la santé de votre femme' va mieux ; du moins je le désire de tout mon cœur. La mienne est
t. Le service, célébré pour la pose de l'épilaphe de Mirabeau à Sainl-Euslache, eut lieu }* 22 nai. La minute de la leUre d'invitalion adressée par Palloy à M"* de Nermonl est à I» BibltoUiéque nationale, Nouv. acq.. toI. 312, foL 28).
2. U service commandé en l'honneur de Mirabeau par les ouvrier» de la nouvelle église ^Ale4}eiieviève eut lieu le 14 mai 1791 (S. Lacroix, Acleê de la Comm%me de Parié, ^ «We, t. iV, p. Î30-231).
'• M"" Désilles était née, comme je l'ai dit. Picot de LimoClan.
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bofine, et j€ vous assure que le retour dv Roy n'a pas altéré la traaquilHlé de Paris. M. de Bouillie a écrit àl'AsseniMée ; beau* coup de menaces* ? lllperoît qu'il entrera des troupes em France. Mais la ^ardk^ nationale Ae fioub te rojauicne, quoiique xrmmÊ» agnerrie, pourra beaucoup faire par le nombre iaîiQÎnieni; sviipé> rïetiT axr.v troupes êtrsmgire». Le- même esprit lègHe dans tout te royaume. Je Yoyois hier un honwne" aririvani ée Liite ea Flandre, qui me dit qw'ow feravailloit à réparer tes fortUkationai dans cette ville avec une si grandie activité qu'on eafaisodtpke; en 24 heures qu'en d^autres^ temps en un mois. Les vieir» militaires prétendent que les troupes régulées feront disparattre; toute notre milice, car dans^ le vrai n©a» m'avons plus <ie troupes. Oa m'assura hier que le ma<îifeste des puissameesî étraing^res a voit éû paroître lundi à Bruxelles. Si ct^ki est vrai, nous FauroTï^ bientèt. Et au miKeti de* tout cela, m^on cher^ je reste à Pfeirrs, mal^iré que mes perens étaWis dians te* B)»a1laii€ m'aient bien sollicitée d'aller chez eux. Jie crois que s'il y^ a un Ken sûr en* France, c'est l^ris^^, lîorsqu'<s)fl. n'y est afes^afeiment rien comme je suis, ni ne se mêlant point des grandes affaires. Je su'is très persuadée qu'on s'empareira des revendue des- émigratïs, et que, quelques choses qiid aprifNent, ils seroo* obligés de revenir, car il font vivre, et les étFangers ne- tes nourripORt sûrement pas.
Je ne sais, mon» cher, ce que- vous vouteîf dire avec vtîs sermens. On ne peut pas tous obliger à servir dans: la g£H*d^ nationate ayant 50* aos passés, mais bien vous obliger de payer pour monter la garde. Nous le faisons ici; il en faut passer par là et prendre son parti.
Quant à ce que vous me dites de cette malheureuse famille, elle est prisonnière dans toute l'étendue du terme. Très peu de monde les voit, et toujours ew présence de deuK gardes, et huit en dehors de chaque porte. Partout ailleurs la garde est doublée. On ne fait plus rien au nom du Roy. On avoit commencé à procéder a l'éLectioa d'un gouverneur pour Monseigneur le Dauphin, mais on y a sursis. Le côté droit a fait une déclaration, il laquelle beawcotîp- die membres du eMé ga•uc^le o«t signé ; elle consiste à'dècl'arerqu'attjen'chi l>'arres(JatioH â&Hoy^ ils n'entendent participer en rien à toutes les délibérations de
1. François-Claude- Amour, marquis de Bouille (Ii730-LBOU), UoutcDant ^âaoud dM^méps. du Hoi. Le' mois précédent, il était encore commandant général de l'armée sur le Rhin, la Meurtlic, la Mbselle. Après l'édlec de la faite dta Ifoii il émigrrt. Voir m Ifettre it I* Assemblée datée de Luxembourg, du 26 juiir 1791=. dans les Archive* parhmeniaire», k XSV1I', p. G02; séance du 30 juin.
i. L'arrestation du Roi à Varennc».
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l'Assemblée, et qu'ils a'y restent qi>e po«r contribuer àla sûreté des jours du Roy, à qui très sûremeni on n'a pas d'envie de ferre de mal. Du reste, il a manqué son coup, parce qu'il Ta bîe» voulu, à ce que tout le monde assure. Varennes, où il a été arrêté, n'est pas plus considérable que Saintr-Coulomb*. Uy a eu deux personnes qui ont été massacrées, M. de Dampierre^ et un prêtre réfractaire^. Les trws gardes du corps *^ sont en prison à l'Abbaye, avec quelques autres jxersonncs qui ne sont pas connues. M. de La F^ayette est chargé de la garde de la fomilteroyate-eten répond. Aussi les fait-il garder surabondamment. Ceux du service, qui ne sont pas rentré» avant 8 heures du soir, passent la nuit dehors. On m'a dit qu'oft avoit fait murer toutes les petites portes, les cours, et les Tuileries restent fermées comme la maison d'un pÈffticulier. On fait bien,, car la populace s'assembteroil sotts-les fenêtres. Depuis ma lettre écrite, j'ai vu le concierge de Trianon qui sortort de chez la Reine ; il m'a dil qu'elle se portwt bien et soutenoit son sort avec Wroïsime. Un député mat dit qu'ils aUoient voir pius do moinie^ Mais il faut des cartes ; M. de La Fayette n'a pas voulu les signer et par ta même raiso« M. de Gouvion ^ le retwse. 11 faudra pourtant 4U elles le soient.