Saint- Coulomb (Uie-et- Vilaine
î. Ânnc-Blzéar du Val, comte de Dampierre, seigneur de Hans, lieutenant-colonel de caralerie. chevalier de Saint-Louis. Il avait épousé Aglaé- Rosalie de Ségur. Leur fils fui sous la Restauration lieutenant-colonel et aide-major des Gardes du duc d'Artois. M. de Dampierre, qui, près de Siiinte-Menehould, avait voulu s'approcher de la voilure du Roi pour lui témoigner son respect, fut massacré avec des raffinements de cruauté inouïs (V. Fournel, VEténement de Varennes, 1890, in-8». p. 228 et suiv., 336 et suiv.).
3. « Un pauvre curé de village, k quelques lieues de l'endroit où le crime de M. de Dam-
Eierre venait d'être commis, eut l'imprudence de s'approcher pour parler au Roi. Les canniales qui entouraient la voiture se jettent sur lui : « Tigres, leur cria Barnave, avez-vous • cessé d'être Français ! Nation de braves, ôtes-vous devenus un peuple d'assassins I » Ces seules paroles sauvèrent d'une mort certaine le curé déjà terrassé »i Mémoires de Af^^Camjwn, 1867, p. i96..
*. Ceux aui avaient accompagné la famille royale dans sa fuile : François-Florent, chevalier de Valory, Jean-Gaspard de Mousticr, et Louis-Jean-BapUsle de Maleàent.
5. J.-B. Gouvion (1747-179t;, major général de la Garde nationale, plus tard député à la LégislatiTe.
Il"*'' DE NBRliONT A 11. DBSILLES
S sans-culottes et [autres, au Champ de Mars, point de Roy. On a publié la loi martiale, »eau rouge, ordonné aux honnêtes gens de se :, pour n'être pas confondus avec les rebelles, er trois ou quatre coups de canon. Dans tout ce ;s femmes. On a couché en joue M. de La Fayette, étoit assassiné; mais on assure qu'il n'a point ) heures du soir, et on bat toujours la générale*, sons sont éclairées. Qu'est-ce que nous deviene sait, mais créature humaine ne peut le
^tails sur celte jouméo du 17 juillet, en attendant ceux que d'autres
bientôt.
, la nouvelle, que rAssemblée allait TOtcr un décret innoceoUal
» de sa fuite, avait causé une grande émotion dans les clubs réTols-
il fut décidé aux Jacobins qu'une pétition demandant à rAssemblée 'ait déposée au Ghamprde'^Mars, cl que les citoyens seraient inrités à e par Brissot, cette pétition fut portée au Champ de Mars le 16 jnil-
apprit que le décret qui « amnistiait » le Roi était volé (Décret di 0 manifestation expresse de la volonté nationale, les Jacobins reea- ■enoncer à toute i>rotestation. Mais les Cordcliers refusèrent de les de la loi. Le lendemain 17, ils ameutent la foule au Champ de Mars; très violente est improvisée et signée par 6.000 personnes. Les pétiroulu obéir à la sommation de se disperser, la Fayette fut obligé de arde nationale, qui en tua ou en blessa une quarantaine. Dans celle iilarité de la Fayette, et celle aussi de Bailly. maire de Paris (Aolard, e de la RévoltUion, 1893, 1, p. 310-318; — du même, article nr s Encyclopédie ; — Etienne Cbaravay, le Général La Fayette (17S7- 74-275^
LETTRES DE M. DARCIER A LA COMTESSE DE LAURAQUAIS; DE M. DU BOIS- DES-COURS A M . DE LA MARTELIÈRE ; DE M. DE PÉRIQNY AU MARQUIS DE ROME; DE M- WORLOCH A M. DES SAUZAIS ; DU COMTE DE PEYSAC A SA MÈRE
(28 JUILLET 1789 — 30 septembre 1790)
Notiez. — En province. — Un« TÎsite domiciliaire au château d*Arlay, en Franche-Comté. — Troubles dans le Haine. — Sacs de chftleauz et de couvents en Dauphiné. à Cluny, en Alsace. — Une bande d*émeutiers au château de La Touche (Loire-Inférieure). — Les paysans de Peysac.
Les quelques lettres qui suivent donnent une idée, une idée atténuée, — car je n'ai pas voulu m'arrôter à des cas trop exceptionnels, — des troubles et de l'agitation qui se généralisaient dans les provinces au même moment où la situation s'aggravait décidément à Paris.
L'une de ces lettres est adressée par M. Darcier, intendant de son domaine d'Arlay, en Franche-Comté, à Elisabeth-Pauline de Gand d'Isenghien, comtesse de Mérode-Middelbourg, mariée, en 1755, à Louis- Lôon-Félicité, duc de Brancas ot de Lauraguais (1733-1834), et exécutée le 16 février 1794 ; — une autre est écrite par Jacques-Marie-Etienne du Boisdes-Gours, lieutenant-colonel, seigneur de Saint-Gôrae-du-Vair (Sarthe) à un de ses amis, Philippe-Louis de la Martelière, seigneur de Vaux-le- Vicomte, capitaine au régiment de la Père ; — la troisième a pour auteur M. Poulletier de Périgny, administrateur général des domaines, et pour destinataire le marquis Albert-Marie de Rome, maréchal de camp ; — la quatrième est signée de M"» Worioch, femme d'un armateur de Nantes, résidant au château de la Touche, paroisse de Nozay (Loire-Inférieure), et porte l'adresse de René-Ange-Félix du Bois des Sauzais, avocat au pariement de Bretagne ; — les deux dernières enfin sont de Gharles- Antoine-Armand-Odet Dumas, comte de Peysac à sa mère Marie-Gabrielle de Chapt de Rastignac, comtesse de Peysac, exécutée en 1793.