‹ Lettres d'aristocratesChapitre 217 sur 541 · De M"^^ W or loch à M, des Sauzais · texte numérisé non relu

De M"^^ W or loch à M, des Sauzais

{Additions et corrections à la généalogie de la maiêon de Comvlier^ Orléans, 1886, in-8», p. Î6-27, note.)

Château de la Touche, 48 février 1790.

Qu'on est malheureux. Monsieur, d'habiter des châteaux en ce moment-ci ! Nous l'avons bien éprouvé lundi soir.

Une troupe de plusieurs centaines de coquins s'étoit répandue dans la ville de Nozay. Sur les 3 heures de l'après-midi, elle envahit la demeure du procureur fiscal, brûla tous ses papiers et défonça ses barriques de vin ; elle mit également à sac une autre maison. Tous ces excès se passoient un jour de foire, au milieu d'un grand concours de peuple, sans que personne ait songé à porter secours aux victimes.

Nous devions avoir notre tour, et un sort pire, car on nous avoit réservés pour la nuit. A 5 heures et demie, ces forcenés se présentèrent à la Touche, criant : « Vive le Roy et le Tiers ! Nous sommes tous égaux. Donnez-nous les papiers, ou nous mettons le feu ! Du pain, du fricot, et du vin rouge ! » Et tout cela étoit accompagné de nombreuses décharges de coups de tusil.

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