‹ Lettres d'aristocratesChapitre 255 sur 541 · Du même auméme · texte numérisé non relu

Du même auméme

{Ibid., n» 70.)

Paris, le {•' juillet 1791.

Vous avez appris par les papiers publics, mon cherbeau-frère, le triste événement arrivé au duc de Choiseul, commandé de se trouver avec 60 hommes de son régiment un tel jour, à telle heure, à Mousson *, pour protéger un convoi de voitures et le faire passer librement à sa destination. L'heure étoit passée et rien n'arrivoit. Las d'attendre, le duc, et son laquais, va audevant, comme en se promenant lui seul ; on dit que ses dragons ayant appris ce dont il s'agissoit n'avoient pas voulu marcher. Arrivé à Varennes, il voit beaucoup de monde en groupe et des esprits échauffés ; il apprend que c'est le Roy qui

sez sûrement le manifeste que M. de la Porle a remis aui ministres de la pari da Roy. U étoit fait avec beaucoup de modération. Dans ce fflcbeux événement, ce qui me console beaucoup, c'est que les princes no comptoienl pas du tout là-dessus, qu'ils ont été aussi sarpris que nous. C'étoit concerté entre M. de Bouille et M. le baron de Breteuil qui aroit passé incognito ici et qui étoit à Luxembourg pour attendre le Roy. Cela nous assure ^ ce n'étoit pas ce départ qui éloit l'espérance des princes. Génère a dû être un moment biCA consterné . . .

« De DiTOVKB. >

Page 1