‹ Lettres d'aristocratesChapitre 270 sur 541 · Dît même à son père · texte numérisé non relu

Dît même à son père

{Ibid., n» 26.)

Sarreguemines, ce il août 1'

Mon cher papa, j*ai reçu le 7 la lettre du 30 du pa mon frère m'a écrite... Je vous avoue qu'elle m'a fa plaisir, car je craignois bien que vous n'eussiez eu les révoltes et les mêmes trains qu'ici. Dieu merci qu'à tout commence à se calmer! Mais il n'y a pas longtei tout étoit encore dans une cruelle fermentation. On a menacé de brûler plusieurs châteaux, beaucoup de liers ont été insultés, mais à présent le calme comn renaître. Plût au ciel que ce soit partout de même et ( tienne !...

Vous avez sûrement vu la liste des 26 articles qui ment tous les droits des seigneurs, entre autres, tous daux. Je ne sais pas où cela va nous mener ; mais je c désormais notre crédit et nbs rentes ne seront pas bie dérables. Dieu sait ce qu'il en sera ! Pour moi, je croi meilleur métier et le plus tranquille sera de se mei même à la queue de sa charrue. Pour moi, je le ferai a^ sir, si on change la constitution des troupes, comme o car on prétend qu'elles vont devenir nationales.

Rien de nouveau à Sarreguemines depuis douze j( temps est superbe et les récoltes aussi. Si ce temps c encore 15 ou 20 jours, nous pourrons nous tirer d'alTaii nous en avons bien besoin. Je désire qu'en Bretagne soient aussi beaux, car il y auroit bien moins de pauvr

Je vous embrasse bien tendrement, mon cher papa..

Page 1