‹ Lettres d'aristocratesChapitre 358 sur 541 · Voir plos haut, p. fQ · texte numérisé non relu

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S. Voir plus huit, p. 248.

3. Voir celte Pétition tiffnée de cent personne* habitant la ville de Paris, préseolôo umUséaneedu «5 juillet t79i. dans Archives parlementaires, t. XXVUl. p. 312.

4. Ârnaod-Gaston Camus (1740-1804), député du tien de Paris, plus tard député k la CoareBlloa.

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plusieurs et blessé d'autres à coups de pierres. A la fin, après une décharge en l'air, qui leur a fait tenir de mauvais propos, on a été obligé de faire tirer quelques pelotons de bon jeu. On ignore le nombre de ceux restés sur le carreau, qui n'est pas heureusement aussi considérable, dit-on, que leurs mérites. Chassée du Champ de Mars, la foule s'est portée à la place de la Bastille, et puis de là, à mesure qu on l'a délogée, dans d'autres places et marchés, d'où elle a été dissipée à la fin. Toute la nuit a été fort orageuse. On a illuminé pour la sûreté. Ils viennent d^afficher les noms de proscription des députés dont ils veulent la tête et qui tous sont du côté gauche, et ils annoncent que, d'ici au 25, ils auront leurs têtes et qu'il n'y aura plus de Roy en France. Ils font distribuer des cartes dans Paris par les rues, où il est écrit Pltis de Roy! Enfin, la capitale est dans un état de crise affreux. L'Assemblée paroît réunie de bonne foi et très ferme. Elle a mandé les département, districts municipaux, chefs de sections et les accusateurs publics, et leur a ordonné de remplir leurs fonctions. Il y a même été parlé avec force contre les clubs et les députés qui les autorisoient de leur présence, ou qui les avoient présidés ; il a été dit que les tribunaux en feroient justice*. Il paroît que nous touchons au moment qui va décider du sort de la France. Tout ce que je crains, c'est que tout ce bacchanal ne coûte la vie à bien du monde. Bon Dieu, sauvez-nous et surtout le Roy, et que la nation française n'ait pas à rougir éternellement d'un crime pour lequel elle n'étoit assurément pas faite et qui, dans le fait, ne seroit pas le sien, quoique commis dans son sein ! On avoit dit hier M. de la Fayette tué, puis blessé ; mais, heureusement, cela s'est trouvé faux. Voilà toutes nos nouvelles de Tintérieur; elles sont si occupantes, qu'on ne parle point de celles du dehors...

Je vous souhaite de la tranquillité ; mais je crains toujours que, malgré les très mauvais exemples que Paris est en possession de donner depuis plusieurs siècles, les provinces ne copient toujours ses sottises et ses modes.

Je suis bien sincèrement...

FOUGBRKT.

1 . Le décret du 16 juiUet 1791 ordonnait au département et à la municipaUlé de Pwi* de veiller avec soin à la tranquillité publique, et aux accusateurs pablics de faire ioformcr eur-le-champ contre tous les infiracteurs des lois et les perturbateurs de l'ordre paMic {Areh. pari., t. XXVIU. p. 365).

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