Du même au même
Jbid., n« 107.)
Paris, le 9 avril 1793.
Votre lettre du 5 courant me montre, Monsieur, beaucoup de sollicitude de votre part sur notre situation à Paris. Nous
t . Ces commisMires étaient Beurnonvillc, Camus. Quinette, Lamarque, Bancal. Oo ui commcut ce» commissaires furent livres par Dumouriei à Clerfayt.
nous portons tous bien, malgré les visites domiciliaires, désarmemens, vexations et arrestations générales qui confinent dans les barrières, et au plus dans les bornes du département, les courses des habitans de la capitale. Outre cet arrêt général au moyen du refus de passeports, il s'en fait de particuliers, parmi lesquels ceux de tous les Bourbons exécutés depuis deux jours sont les plus importans ^ Ils sont à ce qu'on assure à TAbbaye et à la Force, et vont être transférés à Marseille. On (lit ceux du Temple exceptés et y restans. Voilà tout ce que nous avons de nouveau ici. J'ai, au surplus, personnellement à me louer beaucoup de ma section pour ce moment-ci quant aux visites, et je souhaite, en mon absence, avoir été aussi bien [traité] chez moi. D après quelques lettres qui parviennent de la province, je vois que dans beaucoup de villes les gens aisés ont été mis aussi en arrestation, et même leur correspondance...
Je m'occupe à chercher des futailles : elles sont bien chères. Si vous m'en aviez prévenu plus tôt, je les aurois eues à un quart moins... 11 faut espérer que nous aurons des vendanges celte année, mais que notre vin ne sera pas bu par ces vilains Allemands et Prussiens qui menacent à présent nos frontières <lesiprès...
Adieu, Monsieur...