‹ Lettres d'aristocratesChapitre 399 sur 541 · Du même au même · texte numérisé non relu

Du même au même

(Ibid.)

Paris, le 12 février 1792.

Monsieur..., on convient généralement que, depuis que nous sommes gouvernés et administrés par des assemblées nationales, on a mangé plus de deux milliards faisant à peu près la valeur des biens du clergé et le fonds des assignats. Mais il reste des forêts, le mobilier des églises, les biens de Tordre de Malte et autres, dont on fera usage et ressource au besoin. Ensuite on pourra nous forcer de donner notre vaisselle ; le bien des émigrans y passera aussi. Enfin, quand on n'a pas montré plus de respect pour la propriété, que ne Ta fait jusqu'à présent l'Assemblée, il n'y a pas de raison pour que, fidèle à son système dévorant et spoliateur, elle ne s'empare de tout ce qui nous

M. LBFEBVRE D ACT

nt. C'est le vœu général de tous ceux qui ne possèdent >us savez que c'est le plus grand nombre. D'ailleurs, fl î cette Assemblée comme des ministres des finances en régime : peu leur importoit dans quelle situation se ient les choses à leur retraite, pourvu qu'ils gagnasscDt s et se tirassent d'affaire ; à leurs successeurs à déla fusée ! L'Assemblée présente en fera tout autant, [u'elle trouve à s'alimenter la durée entière de sa tenue, t ce qu'il lui faut. Celle qui la remplacera fera comme ra, mais nous n'en serons pas mieux, et je crois qu'on ►as se ruiner plus vite que nous ne le faisons. Ci-devant, eant son patrimoine, on se procuroit au moins des ies; aujourd'hui, c'est bien différent!... onneur...

Lefbbvrb d'Act.

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