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La baronne de Barniel-Beaurert, dite la baronne d'Angel

t. Anne-Pierre, marquis de Monlcsquiou-Pexensac (1741-1798), lieutenant général i mée du Midi.

3. Jean Duprat (1760-1793), maire d'Avignon, plus lard Conventionnel.

i. Jac({ues-Pierre-Agricol Minvielle (1764-1794). complice de Jourdan dans les mas de la Glacière, plus lard député sypplcaul à la Couveniiou pour les Bouches-du-Rliôm

5. Sabin Tournai, directeur des postes à Avignon, C^ son Adresse à l'Assemblée refuser Camnistie prononcée pour les crimes des révolutionnaires d'Avignon, Archives parlementaires, t. L, p. 675-683.

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fervescence de la garde nationale qui les hait comme des crapauds. Aussi ne vouloient-ils pas de service pour le maire d*Etampes, mort martyr de la loi. Us n'aiment que les Jourdan et les Ghâteauvieux.

L'Assemblée nationale vient de se former en séance permanente, TU le danger de la chose publique*. 11 y eut hier soir, ou plutôt dans le courant de l'après-midi, beaucoup d'effervescence aux Tuileries, à roccasion des gardes du Roy qu'on environnoit, qu'on serroit et qu'on éparpilloit, en courant après. M. de Pont-Labbé, commandant en chef de l'infanterie «, voulut se montrer et dire un mot. Il fut à l'instant saisi et presque étouffé parla multitude. On vouloit le pendre, et il l'eût été, si un gros de la garde nationale ne se fût fait jour à coups de bourrades, et ne l'eût fait rentrer dans l'intérieur de la grille. Deux autres officiers furent renversés, traînés à terre et roués de coups. U est vrai que huit Suisses de Courbevoie avoient osé paroîlre, la veille, à Neuilly en cocarde blanche, et dire qu'ils portoient le Roy dans leur cœur et qu'ils se foutoient du reste. Les Suisses avoient même étrillé quelques bourgeois, car ils étoient ivres. Et voilà tout de suite que les Chabot, les Bazire, les Merlin* et tous les roquets se mettent à broyer du noir et à mettre tous les agitateurs en campagne. Ils ont voulu, et à l'Assemblée môme, leurrer le public d un prétendu comité autrichien *. Brissot etGensonné avoient promis des preuves claires comme le jour ; on avoit la gueule béante pour les entendre. Ils n'ont pas seulement pu indiquer la moindre trace de ce prétendu comité. C'est un leurre pour tenir le peuple en fermentation. Un des grands argumens du brissoteur Brissot éloit de dire : « 11 y a des troubles ; ils ne finissent pas. . . Donc il y a un comité autrichien. » Le vrai est qu'il y a beaucoup de fermentation excitée exprès, et que le véritable comité autrichien est aux Jacobins et dans les sottises de l'Assemblée.

Je suis votre serviteur.

1. Le lundi. !8 mai, l'Assemblée avait décrélé que la séance serait permaneole jusqn > Douvel ordre {Ibid., t. XLIV, p. 196).

S. Jean-Goorges-Claude Baude. baron de Pont-Labbé, mestre de camp en second au tipmont du Piémont arant la Révolution, maréchal de camp en 1792, commandant la maiM" du Koi, infanterie.

3. Antoine-Cbristopbe Merlin, de Tiiionville U76M 833), député à la Législative et i 1« Convention.

4. Cf. la discussion au sujet du comité autrichien dans les Archivée parlemenUim, t. XLIV, p. 33 et suivantes.

A M. RONÈS

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