MARS
:c. — Fcrmcnlation de la capitale. — DirficuUé de sorlir de Paris. — ArrcstatioDi. liUd'un coup d'Etat contre le côté droit de la Ck>nventioii, et de l'accesuon au trône duc d Orléaus. — Le Tribunal révolutionoaire. — Le» fédérés.
i lettre ci-après doit avoir été écrite par Marie-Louise-Martine Le îtier de Rosambo. sœur de Louis Le Pelletier de Rosambo, président au omeni de Paris, à la femme de ce dernier Marguerite-Thérèse de oignon-Malesherbes. Je n'ai aucun renseignement sur cette coura- \e femme qui était encore à Paris, seule, semble-l il, en 1793! Je sais >lement qu'elle était née en 1748, et j'ignore môme qui elle avait isé. Quant à sa correspondante, elle était la mère de cette comtesse de eaubriand à laquelle la duchesse de Saulx-Tavannes écrivait de rémiion les lettres charmantes que l'on a pu lire plus haut.
Leltre de M.-L.-M, Le Pelletier de Rosambo à M""" Le Pelletier de Rosambo^ à Malesherbts,
(Arch. nat., W 351, doss. 713, 4* parUe, n* 39.)
A Paris, ce 13 mars [1793].
ai reçu hier au soir votre lettre, ma chère sœur, par lelle vous m'engagez à aller vous rejoindre. Je dcsirerois la chose fût possible; mais je crains bien de ne le pouvoir à cause des passeports. D'après le regret que vous m*aviez oigne de ne pouvoir m'engager à aller au mariage de ise, je n'avois fait aucune démarche pour me mettre en le, et aujourd'hui même pour les gens qui y sont, il esttrèi cile de sortir. Avant-hier, on ne délivroit pas de passeporisr, on en a donné fort peu et à des négocians. La fermenUi est très forte et très alarmante. Vous devez en juger par journaux. Les choses paroissent aux gens plus experts que