‹ Lettres d'aristocratesChapitre 521 sur 541 · Inutile de dire que celta nouvelle était fausse · texte numérisé non relu

Inutile de dire que celta nouvelle était fausse

A SA FRMMfi 60a

L'armée d^s braves Parisiens commandée par l'illustrissime et invincible général Santerre n'est pas allée plus loin qu'Oriéans. Les trois quarts ne sont pas à trois lieues de Paris ; l'autre quart n'est pas encore parti. L'on entend qu'un cri contre la Convention, sur ce qu'ils appellent lois de circonstance et Temprunt forcé qui n'est pas établi, ni ne s'établira dans cette ville-ci, car la Convention avoit renvoyé le mode de perception au comité de législation, qui jusqu'à présent n'a pas osé prononcer ; il en sent tout le danger. Ne communique ces nouvelles à personne ; tout est crime vis-à-vis des méchans...

Mais leur règne ne peut pas Atre long ; le peuple s'en lasse partout et dans tous les temps l'bonnête homme ami du bonheur public sera distingué. J'habite un pays où il y a beaucoup de soi-disant patriotes. Eh ! bien, ma bonne amie, ceux qui dans ce moment ont le plus la confiance du peuple trafiquent de la vie, de la liberté et de la fortune des citoyens, comme je trafiquerois d'une pièce de vin. Ce commerce est public à Paris. Le cri de ralliement est : Sauve qui peut!...

Adieu, bonne amie, je t'embrasse de tout mon cœur.

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