A M. DR SAVIGNY SI
environs sont couverts de soldats, et nous au milieu du fer et des poisons, mais fermes, inébranlables et résolus mes amis el moi de périr ou de vous obtenir la liberté.
Paris est fort en colère ; on a forcé toutes les boutiques d'arquebusiers et de fourbisseurs, et il y a cent mille hommes en armes. On demande la tète de M. le garde des sceaux, el 1 on Tobtiendra. Nous restons assemblés jour et nuit, et il a été décidé que TAssemblée seroit toujours permanente jour et nuit
Ah I mon cher Savigny, que de malheurs... Peut-être d'ici à
di loir. U n'y a point d'ii^ure, d'inreclive, de proposition qui ne rae fût faite, ainsi qu'à ma tnope. Ma troupe ayant besoin d'être rafraîchie, j'ai demandé à être relevé. Je ne tardai fm a l'être par une pareille troupe, et re^s ordre d'aller prendre ce rafraîchissement aa ■SBège des Tuileries, où j'ai resté une demi-heure au plus. A ma sortie de là, on m'enrora m neitre sur la place Vendôme, où je n'ai resté qu'un quart d'heure. M. de BcBsenwald (ne) ■t fil quitter cette place, pour me transporter aux jardins des Tuileries. Voici ce moment
ri roQs citez comme cruel et que tous dénoncez M. le prince de Lambesc comme assassin. TOUS renouTelle mon serment, et vous le renouvellerai toutes et quantes fois qu'il en sera ntosewre.
^srtant de la place Vendûme au trol. pour me rendre à la place de Louis XV. par le o»ma le plus court, ma troupe disposée militairement, j'arrivai dans cette allure au pont ^nnant des Tuileries, et sans me donner le temps de me mettre en bataille, M. le baron de BoMBwald ordonna à M. le prince de Lambesc que le détachement chareeAt la populac VM lesdites Tuileries. Une femme d'environ trente-cinq ans, ayant un enunt de six à sep ui i la main, effirayie vraisemblablement par la troupe, tomba sur ledit pont ; la troupe tf>êU et on la releva sans mal. Si nous avions eu des ordres de mettre tout à feu el à sang. Mii DODs avions été aussi acharnés, comme le disent différentes feuilles publiques, aurions- Mw ea égard i cet accident, puisque dans une manœuvre, non seulement devant l'ennemi, •an pour notre simple instruction, les rangs n'osent s'ouvrir pour un homme qui tombe »us distinction ?
Bnlré au jardin des Tuileries, après avoir franchi une barrière de chaises, je me suis mis «bataille, faisant face du cêté de la Seine. Je fus moi-même à un pavillon à gauche oa "•*gr,oà il y avoit environ 80 personnes de tout état, et leur dis de se séparer, que l'on ne J|WMl lear faire aucun mal. On répondit à mon honnêteté avec des pierres et différentes ^f^ de morceaux de bois (je ne parlerai pas des contusions que j'ai reçues, non plus fKde edles de ma troupe), et depuis de dessus le parapet on me tira une dizaine de coupa ^*'*^« feu. A ce moment, je fis disperser mes cavaliers en fourragcurs. el tirer quelques 2y de pistolets en l'air, tel que Tordre avoit été donné, en cas que le cas échoit, ne voug» que disperser l'attroupement. Le fait est qu'il n'y a pas eu un citoyen de tué. non plus que "**•*• J'ti passé moi-même à la gauche du bassin près d'un banc où il v avoit environ tO per- >OB^asatses. gens bien m'is. pour y secourir un cavalier démonté. Je ne leur dis rien, Us *• *[^1 de même. Je poursuivis après un jeune homme qui m'inveclivoit. lequel j'ai "*««Mmé, s'étanl jeté dans les allées. J'ai reformé ma troupe et sortis des Jardins. Cest «e« Bomeot que ce citoyen, étant à l'angle du pont à gauche, voulant sortir, mes gens ■Wj*^ depuis qu'il vouloit le fermer, cest dans ce moment où est arrivé M. le prince de '*■*••*» *vec son aide de camp, et lui a donné un coup de sabre sur la tête, mais ne l'a pj^lessé. Voyant que ce prince se comprometloit avec cet homme, je me suis mis entre ^ denz. Cedit citoyen en est sorti sans perdre une goutte de sang. De là j'ai fait sortir Bs troBpe, et me suis mis en bataille, tel que j'en avois reçu l'ordre, vis-à-vis un détachement f*ieyal-Cravate caTalerie, ma droite appuyant à la statue de Louis XV, où j'ai resté J^Jie vers les 9 heures. Une brigade d'infanterie étant arrivée avec deux canons, lesqueU ■«•l mis en batterie au pied de la statue, je représentai que je ne pouvois rester là, et !".■< donna ordre d'aller me mettre en face de la rue qui vient de la place Veudéme, où iii?** «loelqoe temps, et y fus rejoint par le détachement qui précédemment m'avoit |**^«m Porefaerons. Le commandant me dit qu'ils avoient été assaillis de coups de fusils ^M Gardes françoises auprès de leur dépôt. Il ignoroit encore le nombre d'hommes de *•. «ais il lui en manquoit quatre ; on n'en avoit vu qu'un rester sur la place. Je restai |i*e trasquille dans cette position environ une demi -heure. Je reçus un billet de tJ* *>•'« du Châtalet, (^ui m'obligea, n'ayant point d'ordres de résister, de me retirer der- J**« brigade d'infaDlene. où j'ai resté encore quelque temps, et j'ai reçu ordre de me "«"w m caasp. Il ne s'est rien passé do plus ; c'est ce que je peux affirmer. Jf.B. [Copie du billet de II. le comte du Châtelel]. « Je demande la grâce aux comman- ■•• » tante tnope à cheval qui sont sur la place de Louis XV de se retirer aux Champs-