‹ Lettres d'aristocratesChapitre 58 sur 541 · I. C«fl dm» électeurs étaient Bancal des Issarls et Ganilb · texte numérisé non relu

I. C«fl dm» électeurs étaient Bancal des Issarls et Ganilb

Jeao-Henry Bancal des Issarts, oé à Saint-Martin-de-Londres (Hérault), en 1750, mort à QermoQt-Ferrand, en 18t6, était notaire à Paris avant la Révolution. 11 fut député à la Conventioo (Robiquet, Personnel adminie trait f de Paris tous la Réoolulion^ t. l,p. 88-89).

Cbarlet Oanilh. né à AUancbe (CanUl) en 1758, mort en 1836. avocat au Parlement, fit partie da Tribunal, et fut député du Cantal, sous U Restauration (/6{d., p. 105-106).

l. Cf. Archivée parlemenlaires, t. VI II, p. 233-134.

3. iean-Augnstin de Rulhières, lieutenant-colonel do cavalerie, nommé, le 31 octobre 1788 . eberaJier du Onet, et commandant de la Garde de Paris.

4. Bernard-René Jonrdan, marquis de Launer, capitaine gouremeur de la Bastille, né en 1740 (P. BourMD. La BastiUe, 1893, in-fol., p. 94-95).

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couru les plus grands dangers, sont venus sans aroir eu aucun succès ^ Une autre députation s y est présentée avec un drapeau blanc et un tambour^ et a fait le signal de la paix. On l'a laissé pénétrer dans une cour de la Bastille, et bientôt une décharge a fait tomber à leurs côtés des citoyens morts et blessés. M. Ethis de Gomy * étoit de cette députation et en a rendu compte au Comité ^. Nous sommes partis sans avoir entendu le résultat de la troisième députation *. Mais, Messieurs, une heure avant notre départ, nous avons eu le spectacle le plus alarmant. Une partie du peuple, qui avoît été témoin des malheurs arrivés à la Bastille, s'est portée à l'Hôiel de ville, est entrée dans la salle du Comité, et a demandé à grands cris le siège de la Bastille.

« Dans ce moment, le Comité a jugé que notre départ étoit nécessaire, et que nous ne devions pas perdre un instant pour faire part aux généreux représentans de la nation la plus généreuse de l'univers de la douleur profonde de tous les citoyens de la capitale, et les prier de nous aider de leurs lumières et de leur patriotisme.

« Pendant l'intervalle qui s'est écoulé entre la députation vers, le gouverneur de la Bastille et son retour à THôtel de ville, plusieurs citoyens armés ont amené au Comité deux courriers, l'un chargé des dépêches du ministre de la Guerre à M. de Sombreuil *, gouverneur des Invalides, et à M. Bertier, intendant de l'armée, l'autre chargé d'une lettre adressée au gouverneur de la Bastille*. Le peuple demandoît à

1. Ed réalité, celle députation. nommée versl heure (composée de Tabbé Claude FanclMC. et de MM. Jacques Delavigoe, avocat au Parlement, président dcss électcars, CUgMRl,

Îirocurcur au Ctiàlelet, électeur, et Le Oeisl de Boutidoux^ député suppléant du Tien pour a sénéchaussée da Ploermel), fut la deuxième enrobée à la Bastille par FaiSoiUga des éiocievrs. La première, partie vers 8 keiires, était composée de MM. Bellon, oCûcàer de l'Arquebuse, Billefod, sergent-major d'artillerie, et Chaion, ancien sergent des Gardes irwicaises.

(GnassiQ, oji. ciL, L 111, p. 515, 524, 526, et Flammermont, La journée du 14 juillet t7S9, 1892, in-8«, p. cxciv, ccix),

2. LooJs-DoroiniqQe Etfais de Cemy, né à Bletc en 1718, aTOcai, sabdélégué dcflateadsiit de Francha-Comté, coaiBÙaaaire des guerres pendant la campagne d'Âm^iqufl; acquit, ca 1785, la charge de procureur du Roi de la ville. 11 mourut en novembre 1790.

3. Atoc Ethis de Corny firent partie de cette députation Francolay de Hilly, premier secrétaire du parquet de la ville, Beaubourg, le comte Piquod de SainCe-UoDoruie, aacico capitaÎBe d'infanterie. Boucheron, Coutans, commissaire de palice, de Jouanoon, cspilaiae de la Carde nationale. Voir le compte rendu de Leur ussaion, fait par Ethis de Comy, diM Chania. op. cU.A^ Ml p. 529-531.

4. Il est fait sans doute allusion ici à l'envoi d'une quatrième dépalaitieii, eomposée da maior d*Ermigny, de MM. de Villemer et Morelon de Chabrillan, chargée de « reprétiolw a M. de Launey la nécessité de se remettre avec la garnisoB dans la «aain de la ComasiuM •. Mais presque au même moment où celle députation allait partir, on annon<^il la prise de la Bastille.

5. Charles-François Virot, marquis de Sombreuil (1727-1794), gouverneur des Invalides.

6. Ou plutôt de deux lettres de M. de Beeeaval «dœssées l'wie au gouveraew, M. 4» La»-

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grands cris rouverture de ces lettres. Le Comité e&i parvenu à sauver la dépêche du ministre de la Guerre. Quani à la lettre au gouverneur de la Bastille, elle avoit été ouverte par le peuple qui a exigé que le Comité en fît la lecture. Elle contenoii ordre à ce gouverneiH* de tenir jusqu'à la dernière extrémité, et qu'il avoit des forces sufiisantes pour se défendre, la dite lettre signée de M. de Besenval.

« Le dit procès- verbal signé de MM. Des Issaros et Gakilh n.

NooB délibérâmes, snr-le-champ^ d'envoyer au Roy une seconde dépuiation. Mais avant qu'elle fût partie, nous reçâmes les détails eiïrayans que je vais vous raconter. Le peuple, (urienx Al meurtre de citoyens qui demandoient la paix, s'est porté en foule à la Bastille. M. de Launey a fait baisser le pont et laissé pénétrer dans la première cour environ cent personnes. A rinstanrt il a fait relever le pont-levis et fait massacrer ceux qui étoient entrés. Le peuple n'a plus gardé de mesures ; on a rompu les portes à coups de canons, et l'on est moi^ à l'escalade de toutes parts. On a pénétré dans la forteresse ; toute la garnison a été massacrée» excepté 17 invalides que Ton a conduits à l'Hôtel de ville. M. de Launey, gouverneur, et M. du Pugct *, major de la Bastille, se sont défendus en désespérés. , Après plusieurs blessures, ils ont été pris par le peuple et conduits à THôtel de ville, et on leur a tranché la tête sur la place de Grève. Leurs tètes ont été promenées dans tout Paris au liaut d'une pique.

Une autre scène, non moins fatale, se passa pour lors à l'Hôtel de ville. Le peuple avoit saisi une correspondance de M. de Flesselles *. Cette correspondance annonçoit au gouverneur de la Bastille qu'il seroit secouru avant il heures. Une autre lettre dîsoit qu'il trouveroit le moyen de distraire le peuple jusqu'à celte époque. Le peuple monta au Comité, et vmt présenter cette fatale lettre à M. de Flesselles *. A l'instant, il

Mf, Faotro ui lieuUn«it de roi à la Bastille, H. du Pugel (Chassia, op. cit.^ t. UI, p. 533 ; ■" A, 9p, cit., p. i8.

i. WmivVnm^ à» Rkière. siear dn Pvget, tiaoteMni de roi à laBasliUe «■ i7«5, ■vit ea tM7. Il ne fat m Ué en eflki toamie 1g dit Siilery. mais ont sortir à» W Baatilie •eoi Ml déniseaMDt. (F. Bo«rmn, ««.«ie., p. 90; Catalogue des mamueriit de laBHUtotktqm de fArmnai, i. IX, Arckmtet de Ui BaliUe, per P. FunckrBMatMev p. î«4.)

î. Jacques de FIcsseOei. né es 1721, maître des requêtes, luccessirenient intendant de Vonlins. de Bretagne, de Lyon, Tut nommé prév6t des marchands, en remplacement de M. Le Pelelier do Morfontaine, le 21 avril 1789 (Cbassin, op. cit., t. I, p. 3tr/, t. 111, p. 39

il «ET.).

3. La saisie de lettres sur Flesselles est un fait qui paraissait d^à fort douteui (Of . Planunerroont. op. cit., p. ccxliv). J'apporte, je crois, une nourefle raison de [le rejeter. Dans ses notes conservées au ministère des Colouies, Uore«i dm MM* MMj, •!«» pré-

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