QUINZE LETTRES A MONSIEUR EDOUARD FOLEF
PREMIÈRE LETTRE
A Monsieur Foley, Officier de Marine.
Monsieur,
Je m'empresse de vous annoncer que vous avez été, hier, sur ma proposition, admis à l'unanimité, comme quarante-quatrième membre de la Société positiviste, qui se réunit cliez moi, chaque mercredi soir, de sept heures à dix heures.
Salut et Fraternité.
Jeudi, 9 Moïse 63.
Auguste Comte,
Fondateur et Président de la Société posilivistc.
(1/ Cette cofT^^pondanpe est pu):)liée avec Tautorisation de Mme Edouard Poïey.
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DEUXIÈME LETTRE
A MoNsiEutt LE Docteur Edouard Foley, A Marly-le-Roi.
Paris, le Mercredi matin, 17 Shakespeare §7.
Mon cher Disciple,
Je réponds immédiatement à voire excellente lettre d'hier, que, malgré vos touchantes excuses, je n'ai pas trouvée trop longue. Mais je dois, crainte d'oubli, vous parler, d'abord, d'une commission personnelle envers Mme Comte (14. rue de Puleaux, Batignolles). Vu l'absence de M. Laffitte, c'est à vous qu'il revient de l'avertir, par écrit, que, comme le dernier trimestre, l'insuffisance du subside me force de retarder l'envoi des cinq cents francs que je devais lui transmettre, suivant la coutume, le dernier samedi du présent trimestre, c'est-à-dire à la fin de cette semaine.
La question toute naturelle que vous m'adressez sur la cérémonie annoncée mérite une réponse spéciale. Si je me suis, jusqu'à présent, abstenu de nommer le futur, c'est uniquement d'après la règle générale de discrétion qui prescrit de ne point parler d'un mariage avant que les démarches municipales n'aient commencé, de peur que le projet n'avorte; quoique cela ne me semble guère possible dans le cas actuel. Mais je puis vous apprendre qu'il ne s agit point ici de M. Magnin. Je sens, comme vous, Timportance décisive que comporterait un exemple complet de mariage positiviste, s'il concernait le pjus éminent proie-