SOIXANTE-SEPTIEME ^ LETTRE
Paris, le 25 Moïse, 68.
Mon cher disciple,
Voici les deux reçus qui correspondent au mandat inclus dans votre lettre de lundi, que j'ai lue avant hier. Je vous remercie du complément d'informations qu'elle me donne envers mon vieux père, dont j'ignorais que la cécité fut complète. Quant à M. Laurent je vous serai reconnaissant des efforts que vous tenterez pour le tirer d'une position oppressive.
Mes exécuteurs rangés par ordre alphabétique sont :
MM. Audiffrent; de Capellen; le baron de Constant:
DeuUin ;
Don José Florez; le docteur Edouard Foley; Haderey ;
Lalïîtte, (Président perpétuel); Lonchampt ; Magnin ; Papot ;
le docteur Robinet; le comte de Stirum.
Il est maintenant probable que M. de Constant et M. de
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Stirum ne pourroni pas accepter cette offre. En ce cas, je suis prêt à les remplacer par des noms que je regrette de n'avoir pu consacrer, quoique j'aie naturellement choisi les plus éminents. A Thonneur des positivistes actuels, je puis dire, malgré leur {)etit nombre, qtie s'il le fallait, j*y trouverais à renouveler entièrement celle liste, quoique je tienne toujours à la porter jusqu'à treize noms.
Je commencerai vendredi prochain i®"* février, en parfaite santé, ma nouvelle session de travail, qui va durer sept mois, où je ne sortirai que le mercredi. Mais, rom^ savez, par expérience que mon chômage du jeudi suffit pour que ma correspondance reste presque aussi prompte ([ue pendant mon année de relâche.
Tout à vous.
Auguste Comte.
(lo, rue Monsicur-le-PrinceK