‹ Lettres d'Elvire à LamartineChapitre 10 sur 15 · LETTRE DE BONALD · texte numérisé non relu

LETTRE DE BONALD

8^ Strophe. Rien à changer.

9' Strophe. Rien à changer.

10^ Strophe. Je pense comme vous qu'elle peut être supprimée.

11^ Strophe. En supprimant la précédente, il faut changer, ou tel qui commence celle-ci, et mettre semblable. Cependant il faut penser que le poète ne veut pas me comparer au torrent, mais au chêne — et que le mot semblable ne serait peut-être pas juste. Alors on fait la comparaison sans l'indiquer, ce qui est même plus conforme à la marche libre et brusque de l'ode. Ainsi on pourrait dire :

« Un fougueux torrent que l'orage « Fait rouler.

12* Strophe. Rien à changer.

13' Strophe. A supprimer. Je crois que l'ode se termine mieux à la précédente.

NoT.\. Je reviens à la 4"" strophe :

« En vain par quelque faux système « Un système faux est détruit. »

Quelque n'est pas très poétique, à moins qu'il ne soit employé en terme de mépris. Je préférerais :

« Tandis que par un faux système « Un système faux est détruit, etc.

et la strophe marche également.

Voilà mes observations ^ — Envoyez-moi la traduction de l'épigraphe. Je vous avoue mon ignorance, mais quels aveux ne vous ferais-je pas ?

1. Lamartine a tenu compte de quelques-unes de ces observations.

LETTRES DU DOCTEUR ALIN

A Monsieur

Monsieur JUphonse de la Martine

à Maçon [Saône- et -La ire)

à Mac on ^

Paris, 29 octobre 1817.

JE n'ai pu me décider, Monsieur, a répondre sans délai à votre lettre du 15 octobre, au moment où elle m'est parvenue. Vos doutes sur la situation de madame Ch. me semblaient du moins préférables aux anxiétésjournalières de ses amis appelés à lui donner leurs soins. Ilyahuit jours que son état fait craindre qu'un nouveau jour ne luise pas pour elle. Jamais peut-être un appareil de symptômes aussi féroces n'a été observé sur un être aussi frêle. L'irritation primordiale de la poitrine a entraîné celle de tous les organes essentiels à la vie ; l'inflammation s'est propagée à l'estomac, aux intestins et au cerveau luimême ; la fièvre, les sueurs réduisent cette intéressante malade au dernier degré d'épuisement. Il ne

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