LeUre de M. Alin. son médecin
2. Il souffrait d'une maladie de cœur qui l'emporta peu d'années plus tard.
APPENDICE
sence et mes soins n'ont pas dans ce moment une grande importance.
J'ai l'honneur d'être, Monsieur, votre très humble et obéissant serviteur,
Alin.
A Monsieur
Monsieur Alphonse de la Martine à Maçon, département de Saone-et-Loire, à Maçon ^.
Paris, 21 décembre 1817.
Depuis longtemps. Monsieur, vous partagiez toutes nos craintes^ toutes nos anxiétés ; mais du moins étaient-elles tempérées quelquefois par une lueur d'espérance qui ne pouvait plus entrer dans notre âme. Dès la fm d'octobre, le funeste dénouement était prévu; il était attendu d'un jour à l'autre; et cependant près de deux mois se sont écoulés au milieu des scènes les plus douloureuses, et des progrès les plus effrayants de la destruction. La victime si intéressante et si regrettable, a enfin consommé son long et rigoureux sacrifice jeudi dernier à midi. La veille à huit heures du soir, elle me serrait encore les mains, et m'exprimait avec la plus vive sensibilité, ce qu'elle voulait bien appeler sa reconnaissance pour mes soins. Hélas 1 c'était un dernier adieu. Je ne le comprenais que trop ; mon cœur était brisé de douleur ; mais comment exprimer l'admiration que nous fesaient éprouver sa résignation et sa douceur, dans ces cruels moments où elle s'oubliait tout entière pour ne s'occuper que de ses amis ? Les secours de la religion semblaient