A M. MARC DUFRAISSE A ZURICH
Veytaux, 28 janvier 1867.
Mon cher ami, vous avez ma France et Allemagne. Lisez cela avec votre ancienne bienveillance. Voyons, Dufraisse! que vous avons-nous fait? Pourquoi êtes-vous changé? Quelques dissentiments bien faibles sur quelques personnages du dernier siècle doivent-ils effacer toutes les sympathies les plus éprouvées sur les choses vivantes?
La vie est courte, les amitiés sont rares. Ne repoussez pas la nôtre.
Vous voyez la bassesse et Timbéciliité toujours croissantes avec le joug. Ils voudraient bien louer le décret du 19 janvier et répéter ce que je leur ai entendu dire sur les ordonnances, le matin du Deux-Décembre, dans la
rue Mouffetard : c Voiià qui est parlé chicard! et maintenant, nous ferons tout ce que nous voudrons. » Revenez-nous. Adieu.
EDGAR QUINET
DXCVIII