A M. E. DE BONNECHOSE A PARIS
Vcytaux, 1er avril 18G7.
Monsieur,
J'eusse fait bien volontiers ce que vous demandez. Malheureusement Baudot, dans ses Mémoires^ ne parle pas de Hoche ; il n'en fait aucune mention ;.il ne prononce pas même son nom, chose fort regrettable, puisque c'est Baudot qui a donné à Hoche le commandement en chef de l'armée du Rhin. H ne fait d'ailleurs aucune allusion à celte nomination qui a valu à tous deux la haine de Saint-Just.
J'accepte avec empressement. Monsieur, l'espérance que vous me donnez de vous voir dans ce libre pays. J'aimerais à y parler avec vous de la France.
Il est absolument urgent de réparer en France la conscience et le droit. Que chacun y travaille à sa manière.
La France ne peut se relever qu'en jetant par-dessus
bord une partie de son mauvais lest. J'appelle ainsi son idolâtrie pour le plus fort.
Recevez, Monsieur, etc.
DCXXV