‹ Lettres d'exil à Michelet et à divers amisChapitre 123 sur 233 · DCXXXI · texte numérisé non relu

DCXXXI

A M. SAINT-RENÉ TAILLANDIER A PARIS

Veytaux, C mai 1867.

Mon cher ami. J'ignorais que vous venez de perdre votre père; vous savez que je Tai connu ; sa figure m'est restée bien présente et elle me rappelle de si excellents souvenirs ! Tous ceux que j'ai connus et aimés en France disparaissent ainsi! Quel vide, quel désert je trouverais^ si je revoyais mon pays ! Je n'ose même y penser. Je croirais avoir affaire à tout un autre monde où personne ne me reconnaîtrait. Recevez au moins le témoignage de la part bien véritable que je prends à votre deuil. Le moment ne viendra-t-il pas où je pourrai vous dire de vive voix à quel point je m'intéresse à tout ce qui vous touche, fortune ou infortune?

EDGAR QUINET

Vous demandiez des explications, je les ai données *• La discussion a été très étendue et prolongée. J'ai ici près de trois cents journaux ou Revues qui ont manié la

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