Voy. Critique de la Révolution
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question. Les résultats soi)t entrai âans la consfionce publique, je ne puis en dtnl^ Se perdaitrjias une occasion de relever notre FrM|i»^n relevaht l'idifechi droit.
K H. LOUIS VIARDOT A BADB
Mon cher Monsieur,
Comment m'excuserî Cela est impossible. J'en appelle à votre indulgence. Un travail obstiné, c'est là une bien mauvaise raison, et je ne prétends pas m'en couvrir. J'ai lu voire opuscule avec tout l'intérêt qu'il mérite. Mon tort aétê de vouloir vous faire une réponse un peu digne du sujet; et, pour cela, il m'eût fallu des loisirs que je n'ai pas IrouTés et sur lesquels j'aurais dû ne pas compter. Ce qu'il y a de certain, c'est que j'ai péché par respect et non point par négligence.
Vous soulevez toutes les grandes et éternelles questions. Comment ai-je pu espérer que je trouverais le temps d'y répondre? J'aurais dû tous écrire sur-lechamp que votre opuscule exprime à merveille vos opinions, qu'il force de penser, qu'il est dans la voie où notre siècle parait s'engager, qu'il résume avec clarté, avec loyauté, avec simplicité, les principaux résultats de la
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science modeine. A tons cfli points de vue, une grande publicité viendrait fort à prt^of.' Vos amis doivent la désirer, et je Sois de ce nombre. J'ajouterai que, dans ce prograBEÙse qui renferme le monde, je n'oserais pas affirmer qu'il n'y ait pas des desiderata et des lacunes. Le inonde moral est un peu sacrifié, ce qui est la pente de notre époque. Nous sommes tous à cette heure ensevelis sous les découvertes des sciences physiques, et l'âme, il faul le reconnaître, a disparu des choses humaines... Epurt... e purt... Est-il bien certain que la connaissance plus approfondie des développements de la vie universelle n'ouvrira pas de nouvelles chances et de nouvelles perspectives aux pressentiments de l'esprit et aux prétentions du cœur humain? Je voudrais qu'un homme de conscience tel que vous dit son mot sur le rapport des lois universelles de la nature avec le progrés et ta chute de la conscience. J'ai essayé de le faire. Mais c'est là un sujet inépuisable, toujours ébauché, et que les honnêtes gens doivent se renvoyer l'un à l'autre, jusq.u'â la fm des temps.
Veuillez faire agréer mes hommages à madame Viardol. Je la supplie de réclamer pour moi votre indulgence.
Recevez, etc.,
EDGAH QUIHET.
DCXXXIII
A M. SAINT-RENÉ TAILLANDIER A PARIS
Veylaux, 9 mai 4867.
Mon cher ami. Buioz me répond qu'il est tout disposé à très bien accueillir ce que vous voudrez faire sur la Critique de la Révolution. Il n'y aura donc aucune difficulté, quand vous prendrez la peine de porter vos conclusions. Cela est nécessaire, après un débat si grand dans toute l'Europe» Je n'ai eu, il est vrai, que deux ou trois contradicteurs déclarés sur le fond des choses, et il n'est pas inutile de le constater. Les esprits, depuis la conférence de Londres, ont retrouvé un peu de calme; ils sont redevenus capables d'attention. Chose capitale, d'ailleurs : dans des circonstances si critiques, si périlleuses, il est certainement utile de montrer que le droit de la R^volution française peut être encore notre Hoc signo vinceSy que nous avons travaillé à corriger l'idée de ce droit, que nous l'avons renouvelé, en ne gardant que ce qui est au fond de la conscience de tous les peuples. C'est là notre armure bien plus que les fusils à aiguille. Nous portons encore en nous le principe réparé de la civilisation. Il est bon de le dire et au fond rien n'est plus actuel.
Adieu encore, cher ami ; recevez, etc.
EDGAR QUINET
DCXXXIV