A M. ACCOLAS A PARIS
Veytaux, 26 juin 1867.
Monsieur,
Votre lettre du 20 juin répond à mes propres sentiments. Je vous adresse des remerciements très sincères. Il m'est précieux de voir que des hommes songent aux moyens de tirer les peuples, et notre France en particulier, de leur léthargie de reptile. Quand même ces moyens ne produiraient pas tout l'effet que vous devez en attendre, ils prouvent du moins un vif désir de renaître, ils honorent les auteurs de tels projets.
En ce qui me touche, Monsieur, j'ai écrit une assez longue lettre à M. Lemonnier; j'indique là les motifs qui m'empêchent de signer l'acte proposé. Je suppose que vous le voyez fréquemment, et, dans la crainte de me répéter, je suis obligé de vous prier de recevoir la communication qu'il vous fera de ma lettre.
Permettez-moi d'ajouter ici, Monsieur, mes vœux les
plus sincères pour la pleine réussite de vos projets, et recevez, etc.,
EDGAR QUINET