A MADEMOISELLE MARIE [DUCROT A GHAROLLES
Veytaux, 18 décembre 1867.
Chère Marie. Tous nos vœux vont vers toi. Que cette année te soit douce et heureuse! Ah! que tu as bien fait de venir en ce monde ! Il a tant besoin lui-même de joie, de sourire et de sérénité! Conserve-lui précieusement tous ces biens. Sans toi, je ne sais où on les trouverait en France.
Aime-nous. Nous ne pouvons nous passer d'être aimés. C'est une manie dont nous ne reviendrons pas. Dis-moi le nom de tes promenades; nous les ferons avec toi. Adieu, chère Marie.
Amitiés tendres à tes parents. Il y a trop longtemps que nous n'avons eu de l'écriture de ta chère mère. Je t'embrasse avec elle.
Ton oncle
EDGAR QUINET
Si't
DCXCIV