A M. SCHMIDT, RÉDACTEUR DU CONFÉDÉRÉ
A FRIBOURG
Veytaux, 16 janvier 1868.
Mon cher Schmidt. Voici, dans VIndependente, une lettre que Garibaldi m'a adressée; elle est toute politique et fait en ce moment le tour des journaux italiens» J'espère que vous la reproduirez dans le Confédéré; elle est, en soi, très importante, comme vous verrez.
J'ai écrit, dans ces derniers temps, et sur la demande des Italiens, beaucoup de lettres qui ont paru dans une grande partie de la presse italienne. J'ai signalé, autant que je l'ai pu, la réaction que l'on importe en ce moment de France en Italie. L'idée m'est bien venue de vous envoyer les plus importantes de ces lettres. Mais j'ai craint un peu que cela ne vous embarrassât, car il me semble que vous avez peu de goût pour les Italiens d'Italie.
Et cependant, cher Schmidl, ne devons-nous pas appuyer la liberté partout où elle lutte encore? La grande armée du droit est battue. Cela est vrai. Mais il y a encore des groupes qui résistent. Soutenons ces groupes jusqu'à la fin.
Mille vœux.
ED GAR QUINET