AD RÉDACTEUR DE [LA COLONIE A LONDRES
Yeytaux, 7 février 1866.
Monsieur,
11 ne m'a pas été possible de répondre plus tôt à vos deux lettres et je l'ai regretté bien sincèrement. Vous ne pouvez douter de mon empressement à accueillir le projet d'un journal français libre dans un pays libre. Le montent est heureusement choisi. On reprend goût à la lumière et à la vérité, après avoir épuisé les ténèbres et le faux. Profitez de celle disposition des esprits à renaître, liappelez aux amis de la liberté ce qui les unit plutôt que c^qui les divise. Vous avez fait une œuvre à laquelle chacun applaudira.
Agréez, etc.
EDGAR QUINET
fc.