DXLIII
A M. DESOR A NEUGHATEL
Veytaux, 4 juin 186G.
Monsieur,
Une absence de deux mois m'a fait ajourner les vifs remerciements que je vous dois pour votre ouvrage des Palafittes. C'est une chose bien rare que l'application de la méthode des sciences naturelles à des questions d'histoire. Là doit être, je pense, un des progrès de notre temps.
Vous donnez, Monsieur, l'exemple à suivre; et les imitateurs, je l'espère, ne manqueront pas, quand la Toute est si bien tracée. Pour moi, je me propose de relire votre volume dans la solitude. Je voudrais entrer dans ce grand horizon d'idées et de découvertes que vous ouvrez de tous côtés et à chaque page.
lime reste. Monsieur, un seul exemplaire du discours î^ftfavais joint â ma lettre aux membres du congrès de ^6rne; je m'empresse de vous l'adresser, selon votre incitation, pour la publication qui se fait à Bruxelles. Si je bavais pensé qu'il fût convenable qu'il passât par vos niams, je vous aurais épargné cette peine.
Veuillez recevoir, etc, etc.
EDGAR QUINET
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