‹ Lettres d'exil à Michelet et à divers amisChapitre 67 sur 233 · A M. LOUIS VIARDOT A BADE · texte numérisé non relu

A M. LOUIS VIARDOT A BADE

Vcytaux, juin 1866.

Cher Monsieur,

C'est à Genève que m'est parvenue votre aimable invitation. Nous avions avec nous ma sœur et ma nièce ; nous étions très incertains de ce que serait notre été, et je ne pouvais me décider à' refuser la belFe occasion que vous m'offriez de me trouver quelques jours sous votre toit, près de ce Lichtenthal que j'ai tant aimé. Il me faut pourtant renoncer pour cet été à une si charmante perspective. Nous attendons ici des amis que nous n'avons pas revus depuis la brillante journée du Deux-Décembre.

Permettez-moi, cher Monsieur, d'espérer que je vous serrerai encore la main, sinon en France, au moins dans les montagnes de Baden. Il faut espérer malgré tout, malgré les hommes et les dieux.

Yeaiilez exprimer tous mes sentiments d'admiration et ceux de ma femme à madame Yiardot. Quelle fête pour nous que de faire sa connaissance 1 C'est la seule fête à laquelle je ne renonce pas.

J'ai emporté avec moi votre livre à Genève. Il a été vivement apprécié et goûté par tout ce qui m'entourait. Pour moi, je le trouve très nouveau encore après tant d'années.

Adieu, cher Monsieur, remerciements de cœur et vœux sincères de votre tout dévoué.

EDGAR QUINET

Voici quelques mots sur notre pauvre Flocon ^ Ah ! les journaux français ont été bien durs! Que l'avenir leur pardonne, s'il le peut.

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